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Civilisations disparues
Introduction
Civilisations disparues par continent
Ces civilisations ont-elles réellement disparu ou bien ont-elle évolué et leurs concepts repris par les civilisations qui les suivirent ? Mettre sur le même plan les Civilisations prétenduement disparues et les civilisations qui auraient existé n'équivaut-il pas à mettre sur le même plan la science et la science fiction ? Qui a écrit que les amazones n'avaient pas existé?
Afrique
- égyptienne
- nubienne
Asie
- de l'Indus
Moyen-Orient
- akkadienne
- sumérienne
- babylonienne
Amérique
- aztèque
- inca
- maya
Europe
- grecque
- romaine
- égéenne
- Kurganes
Civilisations qui auraient existé
Civilisations légendaires
- Les Amazones
- Atlantide
Catégorie:Histoire
Voir aussi
- Alcibiade Didascaux, l'histoire des civilisations du bassin méditerranéens en bande dessinée mais c'est sérieux.
Civilisation égyptienne
Bien que l'on puisse définir temporellement l'Égypte antique comme la période de l'histoire égyptienne allant de l'invention de l'écriture à la fin de l'Antiquité, cette notion se rapporte plus particulièrement à la civilisation qui vécut sur les bords du Nil durant cette période de près de quatre mille ans d'Histoire. Du rassemblement des tribus égyptiennes pour la création du premier empire pharaonique jusqu'à son effondrement au début de l'ère chrétienne, l'Égypte antique a été le théâtre d'événements majeurs qui ont profondément influencés la culture d'une grande partie des peuples d'Afrique, de la Méditerranée et du Moyen Orient.
Histoire
C'est vers la fin du Néolithique que des tribus commencent à se rassembler dans la fertile vallée du Nil, pour aboutir à la constitution de deux royaumes distincts politiquement mais étroitement liés par une culture commune : la Haute Egypte, au Sud, et la Basse Egypte, au Nord (le Nil coule du Sud vers le Nord d'où ces appellations). La tradition attribue au royaume du Sud l'unification du pays (qui devient ainsi le premier état du monde) et l'établissement des premières institutions pharaoniques (par le Pharaon Narmer, pensent de nombreux spécialistes).
Le découpage de l'histoire de l'Égypte en grandes périodes et en 31 dynasties est héritée du prêtre-historien Manéthon (IIIe siècle av. J-C), même si les Egyptiens antérieurs ne faisaient pas cette distinction : pour eux la monarchie était continuelle.
- Période prédynastique : période précédant l'unification du pays ;
- Période thinite : les premières dynasties pharaoniques (capitale This, près d'Abydos);
- Ancien Empire : considéré par les anciens Égyptiens eux-mêmes comme l'Age d'or de leur civilisation avec, entre autre, la construction des plus grandes pyramides ;
- I période intermédiaire : période d'instabilité politique et de morcellement du pays en deux royaumes rivaux ;
- Moyen Empire : période faste, stable et de grande activité artistique ;
- II période intermédiaire : période de troubles graves, occupation du pays par les Hyksos ;
- Nouvel Empire : période la plus prospère de toute l'histoire égyptienne. Elle se caractérise par un renouveau culturel et artistique dont l'apogée est atteinte avec les XVIIIe et XIXe dynasties. C'est l'époque des Touthmôsis, des Amenhotep (en grec : Aménophis) et des Ramessides ;
- III période intermédiaire : période de guerre civile, les rois-prêtres, domination libyenne puis éthiopienne (royaume de Koush), invasion assyrienne ;
- Basse époque : dynastie saïte, occupation perse, dernières dynasties autochtones puis domination hellénistique (Alexandre, les Ptolémées).
La fin de l'histoire égyptienne antique varie en fonction du point de vue adopté. Elle s'achève :
- d'un point de vue ethnologique, à la mort du dernier pharaon autochtone, Nectanébo II en 343 avant l'ère chrétienne;
- d'un point de vue politique, à la mort du dernier souverain autonome, Ptolémée XV (Césarion) en 30 avant l'ère chrétienne;
- d'un point de vue culturel, lors de la conversion du dernier temple égyptien en église copte, le temple d'Isis à Philae en 535 de l'ère chrétienne (fermeture en 551).
Histoire résumée
L'unité de l'Égypte pharaonique pendant ses 3000 ans d'histoires n'est pas une affaire de frontières géographiques. Sur ce plan elle connut de nombreuses situations en possédant tout d'abord la Nubie puis se dirigeant vers le Moyen Orient avant de régresser de façon générale pendant la basse époque. Pourtant on ne peut nier que certains caractères géographiques sont inséparables de l'identité égyptienne. Ainsi le Nil a modelé le mode de vie et la civilisation de l'Égypte.
On peut plutôt observer que de grands principes se sont maintenus tout au long de l'histoire de Kemit. Il y a toujours eu un pouvoir central fort en la personne du roi. Quand celle ci devenait faible on assistait à des crises comme la première période intermédiaire à la mort de Pépi II où règnent simultanément plusieurs familles. Le système où tous les pouvoirs étaient détenus par le pharaon évolua. Il se complexifia en une administration importante. Sous Sesostris III, la fonction de vizir fut dédoublé pour assurer une meilleure gestion. Mais pendant tout ce temps fut maintenu l'institution pharaonique même en cas de domination étrangère. Celle ci permettait en effet une légitimité au pouvoir en place.
Ce n'est pas par hasard si les Hyksos, les Perses, Alexandre le grand puis ses généraux grecs se firent nommer pharaon. Le fait de suivre l'antique coutume leurs conféraient une légitimité par rapport aux Égyptiens. La même idée est valable pour toutes les dynasties issues d'Égypte, la fonction de Pharaon réfère à un symbole prépondérant. En effet les dynasties ne se suivaient pas par filiation. L'état de pharaon permet la réduction de ce fossé familial. Ainsi Ramsès I avant d'être couronné était un général et vice roi.
Mais peut être cette unité dans la conception du pouvoir n'aurait pas duré autant si la fonction de pharaon ne renvoyait pas à un idéal spirituel. Le pharaon est un lien entre le terrestre et le divin. Sa fonction ne se limite pas au temporel, il est le premier prêtre d'Égypte. Bien sur, sur le plan historique, ce n'est pas si simple. Ainsi on a pu voir la rupture avec la période Atonienne ou la progressive prise de pouvoir au cours des siècles du clergé d'Amon. Mais pour les pharaons ayant un réel pouvoir, leurs fonctions en faisaient les garants du divin. Encore une fois c'est une sorte de légitimité. Sans entrer directement dans la sphère purement culturelle que nous allons maintenant aborder.
Voir l'article détaillé : Histoire de l'Égypte antique.
Géographie
La géographie de l'Égypte antique, que ce soit d'un point de vue climatique que géopolitique, est assez proche de celle de l'Égypte contemporaine. L'Égypte est un pays au climat semi-désertique dont seule la bande fertile de part et d'autre du Nil, le Delta et quelques oasis éparses, sont propres à l'implantation humaine. Le reste est recouvert par le désert Libyque à l'ouest, le désert Arabique à l'est et le Sinaï au nord-est. Les frontières « traditionnelles » de Égypte antique sont assez semblables aux frontières de l'Égypte moderne. Ainsi, dans l'Ancien Empire, le pays est délimité au nord par la Méditerranée, au sud par la première cataracte du Nil, a l'ouest par le désert libyque et à l'est par la mer rouge et le désert du Sinaï. Le territoire égyptien était découpé en régions administratives, les nomes, qui étaient gouvernées, au nom de pharaon, par des nomarques.
Voir l'article détaillé : Géographie de l'Égypte antique.
Agriculture
Il existe un étonnant paradoxe entre l'image que les Égyptiens de l'Antiquité avaient de leur agriculture et l'image qu'en avaient les visiteurs étrangers. Ainsi, alors que les scribes dépeignent le métier d'agriculteur comme le plus harassant et ingrat des travaux manuels, les voyageurs grecs comme Hérodote et Diodore de Sicile s'extasiaient devant cette terre où les plantes semblaient pousser sans grand effort.
Voir l'article détaillé : Agriculture dans l'Égypte antique.
Organisation politique
L'Égypte antique est une théocratie. Bien plus qu'un roi, le Pharaon était à la fois l'administrateur principal, le chef des armées, le premier magistrat et le prêtre suprême de l'Égypte. En effet, Pharaon avait une mission à remplir : mettre en œuvre la règle de Maât sur la Terre; c'est-à-dire assurer l'harmonie entre les hommes et le ciel, être garant de la morale de son peuple, contribuant ainsi à assurer son éternité.
Voir l'article détaillé : Organisation politique de l'Égypte antique.
Voir aussi :
- Pharaon.
Art égyptien
L'Art de l'Égypte antique est caractérisé par une idée d'ordre : des lignes claires et simples, associées à des formes simples et des aplats de couleur. Les artistes utilisaient des lignes perpendiculaires, verticales et horizontales, pour former un quadrillage et donner des proportions correctes à leurs travaux. L'art reflétait l'importance sociale, religieuse et politique. La hauteur des personnages dépendait par exemple de leur rôle dans la société : les plus importants étaient les plus grands - il n'y avait par ailleurs pas de perspective. Le pharaon est ainsi toujours représenté comme le plus grand des hommes ; et de même les dieux sont plus ou moins imposants selon qu'ils sont considérés plus ou moins puissants.
Voir l'article détaillé : Art égyptien.
Voir aussi :
- Hiéroglyphe;
- Papyrologie;
- Textes de l'Égypte antique.
Mythologie égyptienne
Les Égyptiens de l'Antiquité ont cherché à interpréter tous les phénomènes qu'ils pouvaient observer par le prisme de leur croyance séculaire. La notion la plus importante pour eux est celle de cycle :
- le cycle du jour avec le soleil renaissant chaque matin,
- le cycle des années avec l'inondation annuelle qui pouvait être source de joie comme de malheurs (en cas de trop faible ou trop forte crue du Nil),
- le cycle de la vie avec les naissances qui succèdent aux morts.
Voir l'article détaillé : Mythologie égyptienne.
Voir aussi :
- Dieux égyptiens;
- Concepts égyptiens.
L'Égypte antique dans les arts
Architecture
- Maison égyptienne, place du Caire à Paris, construite en 1805 et dont la façade reprend une frise et des têtes égyptiennes.
- Egyptian Hall à Londres en 1812
Peinture
- Hubert Robert (1733-1808) fait de nombreuses peintures dont le décor rappelle l'Égypte antique.
Musique
- Aïda, opéra de Guiseppe Verdi
Littérature
- Le roman de la momie de Théophile Gautier
- Le Nabab d'Alphonse Daudet
- La première pyramide deBernard Simonay
En bande dessinée on peut citer :
- la série Papyrus http://www.egypteinedite.be;
- Le Mystère de la grande pyramide d'Edgar P. Jacobs
- La Foire aux immortels, d'Enki Bilal
- Astérix et Cléopâtre
Cinéma
- Cléopâtre est un film de Joseph Mankiewicz, de 1963.
- Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre, une adaptation par Alain Chabat de la bande dessinée, de 2001.
Jeux de rôle
- Égypte : 1156 av. J.-C. L'énigme de la tombe royale (© 1997 Réunion des Musées Nationaux, Canal+ Multimédia, Cryo Interactive)
- Kémi, Aventures en terre d'Egypte
- GURPS Egypt
Articles connexes
- Bématiste
- Égyptologie,
- Égypte d'aujourd'hui,
- Voir aussi : Projet égyptologique de Wikipédia.
Lien externe
- [http://dmoz.org/World/Français/Sciences/Sciences_humaines_et_sociales/Archéologie/Archéologie_historique/Egyptologie/ Égypte antique sur Dmoz]
-
Egypte
Egypte antique
-
Egypte
ja:古代エジプト
Civilisation de la vallée de l'Indus
La civilisation de la vallée de l'Indus (2600 - 1500), était une civilisation de l'Antiquité dont l'aire géographique s'étendait principalement le long du fleuve Indus dans le sous-continent indien. Bien que probable, l'influence qu'elle a pu avoir sur la culture hindoue contemporaine n'est pas clairement établie.
La dénomination civilisation de l'Indus-Sarasvatî est parfois utilisée, plus particulièrement dans le monde anglo-saxon, elle fait référence et l'identifie à la civilisation décrite par les Veda et qui aurait prospéré le long du fleuve Sarasvatî, dont on ignore actuellement la localisation.
Présentation
Oubliée par l'Histoire jusqu'à sa redécouverte dans les années 1920, la civilisation de l'Indus se range parmi ses contemporaines, la Mésopotamie et l'Égypte ancienne, comme l'une des toutes premières civilisations, celles-ci étant définies par l'apparition de villes, de l'agriculture, de l'écriture, etc.
Si la civilisation de l'Indus n'est pas la première civilisation antique, tant la Mésopotamie que l'Égypte ayant développé des villes peu avant elle, elle est cependant celle qui connaît la plus grande extension géographique. À ce jour, sur les 1052 sites qui ont été découverts, plus de 140 d'entre eux se trouvent sur les rives du cours d'eau saisonnier Ghaggar-Hakra. D'après certaines hypothèses, ce système hydrographique, autrefois permanent, arrosait la principale zone de production agricole de la civilisation de l'Indus.
La plupart des autres sites se situent le long de la vallée de l'Indus et de ses affluents, mais on en trouve aussi à l'ouest jusqu'à la frontière de l'Iran, à l'est jusqu'à Delhi, au sud jusque dans le Maharashtra et au nord jusqu'à l'Himalaya. Parmi ces sites, on compte de nombreuses villes comme Dholavira, Ganweriwala, Harappa, Lothal, Mohenjo-daro et Rakhigarhi. À son apogée, sa population pourrait avoir dépassé cinq millions de personnes.
Malgré toutes ces réalisations, cette civilisation est très mal connue. Son existence même a été oubliée jusqu'au . Son écriture reste indéchiffrée et on ne sait pas si elle a un lien quelconque avec l'écriture Brahmi, ce qui semble actuellement peu probable. Parmi les mystères qu'elle recèle, deux questions, au moins, sont fondamentales :
- Quels étaient ses moyens de subsistance ?
- Quelles sont les causes de sa disparition soudaine et dramatique, à partir de 1900 av. J.-C.
Nous ne savons pas quelle langue parlaient ses membres (une langue dravidienne ?), nous ne savons pas quel nom ils se donnaient.
Les prédécesseurs
La civilisation de l'Indus a été précédée par les premières cultures agricoles de l'Asie du Sud, qui sont apparues dans les collines du Balouchistan, à l'ouest de la vallée de l'Indus. Le site le mieux connu de cette culture est Mehrgarh, datant des années 6500 Ces premiers fermiers domestiquèrent le blé et une grande variété d'animaux, en particulier ceux qui constituent le bétail. La poterie y était utilisée vers 5500 La civilisation de l'Indus s'est développée à partir de cette base technologique, en se répandant dans la plaine alluviale de ce que sont, de nos jours, les provinces actuelles pakistanaises du Sindh et du Panjâb.
Autour de 4000, une culture régionale originale, appelée pré-harappéenne, apparaît dans cette aire (elle porte ce nom car les sites de cette culture sont retrouvés dans les premières strates des villes de la civilisation de l'Indus). Des réseaux commerciaux la relient avec des cultures régionales parentes et avec des sources de matières premières, telles que le lapis-lazuli et autres pierres fines utilisées dans la fabrication de perles à collier. Les villageois ont domestiqué à cette époque un grand nombre d'espèces tant végétales dont les pois, les grains de sésame, les dattes et le coton, qu'animales telles que le buffle, un animal qui reste essentiel à la production agricole dans toute l'Asie actuelle.
L'émergence de la civilisation
Autour de 2600, quelques sites pré-harappéens se développent en cités, abritant des milliers d'habitants, essentiellement des agriculteurs. Par suite, une culture unifiée apparaît dans toute la zone, aplanissant les différences régionales de sites éloignés de plus de 1000 km. Cette émergence est si soudaine que les premiers chercheurs ont pu penser qu'elle résultait d'une conquête extérieure ou d'une migration. Depuis, les archéologues ont fait la preuve qu'elle est issue de la culture pré-harappéenne qui l'a précédée. En fait, il semble que cette soudaineté soit le résultat d'un effort délibéré, planifié. Par exemple, quelques sites paraissent avoir été réorganisés pour se conformer à une planification réfléchie. C'est la raison pour laquelle la civilisation de l'Indus est considérée comme la première à avoir développé une planification urbaine.
Les villes
La tendance à la planification urbaine de la civilisation de l'Indus est évidente dans les grandes colonies et les cités. De façon typique, la ville est partagée en deux zones :
- une première comportant une plate-forme de terre surélevée que les premiers archéologues nommeront la citadelle ;
- une seconde, appelée cité basse, composée de maisons et de magasins étroitement entremêlés, séparés par un réseau de rues et d'allées, bien définies, suivant un plan précis, de largeurs fixées et en usage dans la quasi totalité des sites.
Les bâtiments principaux étaient construits en briques, cuites ou crues, d'une forme rigoureusement standardisée. Un système décimal de poids et mesures était utilisé dans toute l'aire. Les villes les plus peuplées comptaient jusqu'à 30 000 habitants.
À Harappa, Mohenjo-daro et sur le site récemment découvert de Rakhigarhi, les plus connues et probablement les plus peuplées des villes de cette civilisation, la planification urbaine incluait le premier système au monde de traitement des eaux usées. À l'intérieur des villes, l'eau était tirée de puits. Dans les maisons, une pièce était destinée aux ablutions, les eaux usées étaient dirigées vers des égouts couverts qui longeaient les rues principales. Les maisons ouvraient seulement vers des cours intérieures ou sur des petites ruelles, se tenant ainsi éloignées des éventuelles mauvaises odeurs.
Le rôle de la citadelle est encore sujet à débat. Contrairement aux civilisations contemporaines de la Mésopotamie et de l'Égypte, aucune structure de grande taille n'était ici construite, aucune ne semble avoir été un temple ou un palais, donc pas de trace matérielle prouvant l'existence de roi, d'armées ou de prêtres. Certaines structures sont cependant identifiées comme des greniers qui sigifierait l’existence de surplus agricoles, une raison de cette floraison urbaine.
A Mohenjo-Daro, la cité la mieux conservée, on a découvert dans la citadelle le « grand bain », une piscine rectangulaire entourée de galeries qui pourrait avoir été un bain public. Deux escaliers symétriques donnent accès à un bassin dont l’étanchéité est assurée par des joints de bitume entre les briques. Bien que la citadelle ait été entourée de murs, il ne semble pas qu'elle ait eu un rôle défensif, mais plutôt de protection contre les crues. La ville basse est formée de rues régulières orientées nord-sud et est-ouest. Les maisons sont d’une superficie de 50 à 120 m². Elles possèdent un étage auquel on accède par un escalier intérieur. Certaines sont dotées d’un puits privé, les autres sont approvisionnées en eau par des puits publics. Les maisons sont équipées de salles de bain, dont les eaux usées sont évacuées par une rigole en plan incliné qui conduit au caniveau de la rue.
Les différents quartiers de Mohenjo-Daro ont été reconstruit à plusieurs reprises suivant le même plan. A chaque fois, le système de canalisation et d’égout a été réaménagé, ce qui suppose l’existence d’une autorité publique. Pourtant, aucun des bâtiments de Mohenjo-Daro et de Harappa ne peut être considéré comme un temple ou un palais. Aucune trace n’indique la prédominance d’une classe de rois ou de prêtres. La représentation la plus courante est néanmoins celle d’un personnage barbu, coiffé d’un bandeau et portant un vêtement décoré de motifs de trèfles, souvent considérée, sans raisons véritables, comme celle du roi-prêtre de Mohenjo-Daro.
La plupart des habitants des villes semblent avoir été des commerçants ou des artisans, vivant ensemble dans des zones bien définies déterminées suivant leur activité. Des matériaux, provenant de régions lointaines, étaient utilisés dans la confection de sceaux, de perles et d'autres objets. Les sceaux comportent des représentations animales, divines et des inscriptions. Quelques-uns d'entre eux étaient utilisés pour faire des sceaux dans l'argile, mais ils avaient probablement d'autres emplois. La découverte de sceaux jusqu’en Mésopotamie atteste de l'existence d'un commerce lointain.
Bien que certaines maisons soient plus grandes que d'autres, il ressort de l'observation de ces villes, une impression d'égalitarisme, de vaste société de classe moyenne, toutes les maisons ayant accès à l'eau et au traitement des eaux usées.
L'économie
L'économie de l'Indus semble avoir été largement dépendante du commerce, ce qui avait été facilité par des avancées majeures dans la technologie des transports : le char tiré par des bœufs, semblable à celui que l'on trouve aujourd'hui dans l'ensemble de l'Asie du Sud, et le bateau. La plupart de ces derniers devaient probablement être de petite taille, à fond plat, peut-être à voile, assez similaires à ceux que l'on trouve toujours aujourd'hui sur l'Indus. Il y a cependant des indices d'une navigation maritime. Les archéologues ont ainsi découvert à Lothal un canal relié à la mer et un bassin artificiel d'accostage.
À la lumière de la dispersion des objets manufacturés de la civilisation de l'Indus, son réseau commercial intégrait une immense zone, incluant des parties de l'Afghanistan, du nord et du centre de l'Inde et s'étendant des régions côtières de la Perse à la Mésopotamie.
À partir de la seconde moitié du , des échanges entre la vallée de l’Indus et le golfe Arabique sont attestées par les tablettes sumériennes qui font référence à un commerce oriental important avec la lointaine contrée de Meluhha - à rapprocher du mot sanscrit mleccha, non-aryen - qui semble se référer aux Indusiens, le seul indice qui nous permet de penser que son peuple utilisait ce mot pour se nommer. De nombreux objets de type Indus (jarres, cachets, poids de pierre) ont été découvert sur les sites du Golfe, région identifiée avec Dilmun, qui dans les textes mésopotamiens sert d’intermédiaire avec Meluhha. Des sites harappéens apparaissent à des distances considérables de la vallée de l’Indus, notamment à Shortugaï, sur l’Oxus (nord-est de l’Afghanistan), à Sutkandar-dor (frontière entre le Pakistan et l’Iran) ou à Lothal, au Gujarat. De vastes agglomérations se développent également en Turkménie méridionale (Altyn-tepe, Namazga-tepe), où les contacts avec le Baloutchistan sont attestés depuis le .
L'agriculture
La nature du système agricole de la civilisation de l'Indus est toujours largement sujet à conjectures, du fait de la pauvreté des informations qui ont pu nous parvenir. Quelques spéculations sont envisageables néanmoins.
La civilisation de l'Indus devait être fortement productive. En effet, son agriculture devait engendrer des surplus permettant de nourrir les dizaines de milliers d'urbains qui n'étaient pas impliqués dans la production agricole, au moins de façon primaire. Elle devait s'appuyer sur les importants progrès techniques de la culture pré-harappéenne, dont la charrue. Cependant, bien peu de choses sont connues sur ces agriculteurs et sur leurs méthodes. Certains d'entre eux devaient probablement exploiter les sols alluviaux fertiles laissés par les cours d'eau après les crues saisonnières, mais cette méthode n'est pas considérée comme suffisamment productive pour combler les besoins des villes. On ne trouve cependant pas de traces de systèmes d'irrigation, bien que ceux-ci aient pu être détruits par des crues fréquentes et catastrophiques.
L'hypothèse du despotisme hydraulique, concernant l'apparition de la civilisation urbaine et de l'État, semble donc être infirmée dans le cas de cette civilisation particulière. Celle-ci affirme, en effet, que les cités ne peuvent apparaître que lorsque des systèmes d'irrigation permettent de dégager des surplus agricoles importants. L'élaboration de ces systèmes implique l'émergence d'un pouvoir centralisé et despotique capable de supprimer tout statut social à des milliers de personnes et de les utiliser comme esclaves en exploitant leur force de travail. Il semble difficile de faire cadrer cette hypothèse avec ce que nous savons de la civilisation de l'Indus, qui n'offre à ce jour aucune évidence de pouvoir royal, de présence d'esclaves, de mobilisation du travail par la force.
On considère souvent qu'une agriculture intensive requiert barrages, retenues et canaux. Cette supposition est aisément réfutée. Dans toute l'Asie, les riziculteurs produisent des surplus significatifs au moyen de rizières en terrasses à flanc de collines, en privilégiant un travail accumulé sur plusieurs générations, sans que cela implique quelque forme d'esclavage que ce soit. C'est peut-être ce type de stratégie qui avait été mis en œuvre ici.
Les objets
De nombreux cachets en stéatite ont été découverts (4200 dont plus 2000 à Mohenjo-Daro). Ils portent des inscriptions dans une écriture pictographique composée de plus de 400 signes voir ci-dessous). Les cachets sont souvent décorés d’un animal unicorne, mais aussi de zébus, buffles, tigres, éléphants, crocodiles et autres. D’autres cachets représentent des motifs mythologiques où un homme qui porte une coiffure à corne joue un rôle central. Il apparaît dans un arbre devant lequel se prosterne un autre individu. Parfois il est représenté assis à la façon des yogis et entouré d’animaux, ce qui explique qu’on en fait une représentation d’un proto-Shiva en Pashupati, une forme du dieu dite « maître des animaux ».
La production céramique a un caractère utilitaire, le style des récipients étant stéréotypé. Les figurines de terre sont plus diversifiées : femmes en train d’accoucher ou d’accomplir des tâches domestiques, taureaux attelés à des chariots. Le métal est utilisé pour la fabrication d’armes et de rasoirs, ainsi que de statuettes (danseuse de bronze de Mohenjo-Daro).
L'écriture
Un autre domaine de la civilisation de l'Indus resté mystérieux est celui de l'écriture. Malgré de nombreuses tentatives, les chercheurs n'ont pas été capables, pour l'instant, de déchiffrer celle qui y était utilisée et dont certains pensent qu’elle transcrivait une langue proto-dravidienne. Le matériel disponible pose aussi problème, la plupart du temps il s'agit d'inscriptions sur des sceaux ou des pots de céramique et celles-ci ne dépassent guère 4 à 5 caractères, la plus longue en comprenant 26. Par suite, on ne connaît pas non plus de fragments de littérature.
Du fait de la brièveté des inscriptions, quelques chercheurs ont suggéré que les inscriptions connues n'étaient peut-être pas une véritable écriture, mais un système d'identification des transactions économiques, des signatures. Il est cependant possible que des textes plus longs aient existé mais ne nous soient pas parvenus si le support utilisé était périssable.
D'un autre côté, une large inscription a été découverte qui semble avoir été installée sur un panneau au-dessus d'une porte de la cité de Dholavira. On a émis l'hypothèse qu'il s'agissait d'un panneau informant les voyageurs du nom de la cité, de façon assez semblable à ceux qui souhaitent la bienvenue aux visiteurs dans nos villes actuelles.
Voir article détaillé : Écriture de l'Indus
Le déclin et l'effondrement
Durant 700 ans, la civilisation de l'Indus fut prospère et ses artisans produisirent des biens d'une qualité recherchée par ses voisins. Puis aussi soudainement qu'elle était apparue, elle entra en déclin et disparut.
Vers 1900, des signes montrent que des problèmes apparaissent. Les gens commencent à quitter les cités. Ceux qui s'y maintiennent semblent avoir des difficultés à se nourrir. Autour de 1800, la plupart des cités ont été abandonnées. L'âge d’or du commerce interiranien, marqué par la présence de nombreux « trésors » et riches métropoles (coupe sur pied et bol tronconique) semble prendre fin vers -1800/-1700, au moment même où les textes mésopotamiens cessent de parler du commerce oriental. Les grandes agglomérations de Turkménie orientale (Altyn-tepe et Namazga-tepe) sont abandonnées et les grandes métropoles de la vallée de l’Indus disparaissent. Dans l'aire correspondant à la civilisation de l'Indus, le processus de régionalisation s’accentue avec la disparition des éléments le plus caractéristiques de l’unité harappéenne : l’écriture, les sceaux ou les poids. De nombreux éléments survivent pourtant au long du dans les régions orientales et méridionales de la zone.
Dans les siècles suivants, et contrairement à ses contemporaines, la Mésopotamie et l'Égypte ancienne, la civilisation de l'Indus disparaît de la mémoire de l'humanité. Contrairement aux anciens Égyptiens et Mésopotamiens, les Indusiens n'ont pas construit d'imposants monuments de pierre dont les vestiges perpétuent le souvenir.
En fait, le peuple indusien n'a pas disparu. Au lendemain de l'effondrement de la civilisation de l'Indus, des cultures régionales émergent qui montrent que son influence se prolonge, à des degrés divers. Il y a aussi probablement eu une migration d'une partie de sa population vers l'est, à destination de la plaine gangétique. Ce qui a disparu, ce n'est pas un peuple, mais une civilisation : ses villes, son système d'écriture, son réseau commercial et - finalement - la culture qui en était son fondement intellectuel.
Une des causes de cet effondrement peut avoir été un changement climatique majeur. Au XXVI siècle, la vallée de l'Indus était verdoyante, sylvestre et grouillante de vie sauvage. Beaucoup plus humide aussi. Les crues étaient un problème récurrent et semblent, à plus d'une occasion, avoir submergé certains sites. Les habitants de l'Indus complétaient certainement leur régime alimentaire en chassant, ce qui semble presque inconcevable aujourd'hui quand on considère l'environnement desséché et dénudé de la zone. Autour de 1800, nous savons que le climat s'est modifié, devenant notablement plus frais et plus sec. Mais cela ne suffit pas pour expliquer l'effondrement de la civilisation de l'Indus.
Le facteur majeur pourrait être la disparition de portions importantes du réseau hydrographique Ghaggar-Hakra identifié au fleuve Sarasvatî. Une catastrophe tectonique pourrait avoir détourné les eaux de ce système en direction du réseau gangétique. En fait, ce fleuve, jusqu'alors mythique, fait irruption dans la réalité lorsque, à la fin du XX siècle, les images satellitaires permettent d'en reconstituer le cours dans la vallée de l'Indus. De plus, la région est connue pour son activité tectonique et des indices laissent à penser que des événements sismiques majeurs ont accompagné l'effondrement de cette civilisation. Évidemment, si cette hypothèse était confirmée et que le réseau hydrographique de la Sarasvatî s'est trouvé asséché au moment où la civilisation de l'Indus était à son apogée, les effets ont dû être dévastateurs. Des mouvements de population importants ont dû avoir lieu et la « masse critique » indispensable au maintien de cette civilisation a pu disparaître dans un temps assez court, causant son effondrement.
Une autre cause possible de l'effondrement de cette civilisation peut avoir été l'irruption de peuples guerriers au nord-ouest de l'Inde, qui auraient provoqué la rupture des relations commerciales avec les autres pays (les actuels Ouzbékistan et Turkménistan méridionaux, la Perse, la Mésopotamie). Or le commerce est l'une des raisons d'être des villes: elles se développent surtout autour des ports ou des nœuds routiers. Ces peuples guerriers étaient peut-être les Indo-Aryens, qui se trouvaient en Bactriane aux alentours de l'an 2000. Ce sont eux qui ont apporté le sanscrit en Inde. Ils auraient donc indirectement provoqué la désorganisation des cités de l'Indus avant de s'installer en Inde, vers 1700 (cf. Bernard Sergent, « Genèse de l'Inde », Payot, 1997).
Voir aussi : Théorie de l'invasion aryenne
Au XIX siècle, les ingénieurs britanniques découvrent des ruines qui ne stimulent pas leur curiosité, mais qui sont des sources abondantes de briques, un matériau commode pour la construction des chemins de fer. Leur exploitation a détruit un certain nombre de sites archéologiques.
L'héritage
Les relations entre la civilisation de l'Indus et la première culture du sanskrit, qui a produit les textes védiques de l'hindouisme, ne sont pas claires. Il est notable cependant que les plus anciens textes védiques mentionnent la Sarasvatî et décrivent un monde proche de l'utopie qui vivait sur ses rives. Les textes plus tardifs font, eux, référence à sa disparition.
Ces textes ne sont-ils que la description d'un mythe ? Nous sommes actuellement dans le domaine de la conjecture.
Cependant, comme l'ont noté de nombreux archéologues, il y a quelque chose d'ineffablement « indien » dans la civilisation de l'Indus. Si l'on se base sur la grande quantité de figurines représentant la fertilité féminine qu'ils nous ont léguée, il semble que les peuples de cette civilisation aient vénéré une forme de déesse mère qui persiste dans l'hindouisme contemporain (voir Shakti et Kâlî). Leurs sceaux dépeignent les animaux d'une manière qui suggère la vénération, présageant le futur caractère sacré que les hindous attribuent à la vache et à d'autres animaux, comme le singe, par exemple. Comme les hindous d'aujourd'hui, ils semblent avoir accordé une grande place aux ablutions et une importance notable à la propreté corporelle.
Mais peut-être l'héritage majeur de la civilisation de l'Indus, si un tel héritage existe vraiment, est son apparente non-violence. En opposition aux autres civilisations de l'Antiquité, les recherches archéologiques ne mettent pas en évidence, ici, la présence de dirigeants puissants, de vastes armées, d'esclaves, de conflits sociaux, de prisons et d'autres aspects classiquement associés aux premières civilisations. Cependant ces manques peuvent aussi provenir de notre connaissance très parcellaire de cette civilisation.
Voir aussi
Article connexe
- Le Tableau synoptique des principales cultures préhistoriques du Vieux Monde sur Wikipédia
Lien externe
- [http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/article.asp?article_id=851&conferencier_id=2723 Les premières civilisations de l'Inde par Bernard Sergent, sur le site Clio]
Catégorie:Inde antique
ja:インダス文明
Civilisation aztèqueLes Aztèques étaient, à l'époque de l'arrivée des espagnols, les habitants de la région centrale du Mexique, autour de la capitale actuelle, Mexico.
Histoire
Les origines
Les Aztèques est un nom qui désigne un ensemble de 12 tribus nahuas qui fondèrent l'actuelle ville de Mexico. Ils étaient des nomades avant de se sédentariser sur le plateau central du Mexique. Selon les légendes, ils viendraient d'un endroit appelé Aztlán (la terre blanche ou encore selon les traductions Le pays du héron). Ce lieu serait peut-être situé dans le nord-ouest du Mexique (on le localise généralement dans l'État de Nayarit). Leur migration fut provoquée par un oiseau qui, du haut d'un arbre chantait tihui ce qui signifit « partons ». Se conformant aux instructions de l'oiseau les aztèques se mirent en route vers 1160 et firent une image de leur dieu de la guerre ou du dieu solaire Huitzilopochtli et la placèrent sur une chaise de jonc puis l'installèrent en tête de la migration. Les historiens ne disposent que de peu d'informations sur cette période de l'histoire aztèque : de nombreuses informations sont basées sur des récits tardifs des nobles aztèques et ont probablement été embellis et modifiés pour des raisons politiques.
Vers le / les Aztèques arrivent dans la région centrale du Mexique. Ils appartiennent probablement au peuple Chichimèques composé de sept tribus et qui envahit le centre du Mexique à cette époque. Les Aztèques, la septième tribu, connaissent alors une existence assez précaire et errante pendant deux cents ans. Mais cette période est aussi celle où ils adoptent les techniques agricoles des Toltèques, pour qui ils travaillent la terre ou au service de qui ils combattent, et où leurs concepts religieux et leur panthéon personnel prennent une forme quasi-définitive, du moins jusqu'à la réforme de Tlacaelel .
Ils s'installent d'abord au bord du lac Texcoco vers 1256 avant d'en être chassés par le roi d'Azcapotzalco. Le souverain toltèque de Colhuacan autorise, en 1299, les Aztèques à se fixer à la limite de son royaume, sur un territoire très ingrat dans la région de Tizapan puis offre sa fille en mariage au chef Nopaltzin. Celui-ci promet de faire de sa femme une « déesse » et tient parole en la faisant... tuer et écorcher en sacrifice. Les Aztèques sont alors de nouveau chassés.
La fondation et l'émancipation de l'État aztèque
Au début du , probablement vers 1325 mais la date est très incertaine, les Aztèques s'établissent sur une petite île du lac Texcoco, au cœur du vaste système lagunaire de la vallée dAnahuac, et construisent un temple à leur dieu tribal Huitzilopochtli (Le colibri de gauche). Ils s'installent à l'endroit selon la légende fondatrice où s'était perché un aigle dévorant un serpent sur un figuier de barbarie.
Progressivement ils érigent autour de ce temple la capitale de leur royaume, Tenochtitlan. Son nom vient de Tenochca, autre nom des Aztèques qui se donnaient comme ancêtre éponyme un certain Tenoch. La capitale se développe par la construction de jardins flottants (Les Chinampas), puis par la construction sur un ilot voisin d'une seconde cité, Tlatelolco. Vers 1376 les Aztèques demandent au roi toltèque de Culhuacan de leur donner un de ses fils pour règner sur eux. Ce sera Acamapichtli qui devient le premier tlatoani (roi-prêtre) et qui fonde la dynastie qui va créer l'empire. Cependant à l'époque les Aztèques sont toujours sous la suzeraineté des Tépanèques d'Azcapotzalco. En 1396 Huitzilihuitl, le second tlatoani épouse la fille de Tezozomochtli le souverain d'Azcopotzalco.
La civilisation aztèque, d'abord confinée à Tenochtitlan, érigea très rapidement un empire en soumettant les peuples voisins. Au cours du les Aztèques triomphent des Chichimèques de Texcoco puis des Toltèques de Culhuacan pour le compte des Tépanèques de la cité d'Azcapotzalco. Mais le nouveau roi des Tépanèques, le fils de Tezozomoc Maxclatl, accable d'impôts les Aztèques et fait prisonnier le troisième tlatoani, Chimalpopoca qui finit par se suicider. Les Aztèques sous la direction de leur nouveau souverain Itzcoatl, un frère de Huitzihuitl, et de son nouveau conseiller Tlacaelel établissent leur hégémonie sur la région de Mexico. Le succès de la création de l'État aztèque repose bien sûr en partie sur les victoires militaires mais aussi sur leur remarquable système agraire. Celui-ci fait appel à une exploitation intensive de toutes les terres disponibles grâce au drainage des marécages et à une utilisation massive de l'irrigation. La productivité est assez élevée pour l'époque et assure une richesse et une forte démographie à l'empire. Sa population est estimée vers 1500 à environ 5 à 6 millions d'habitants.
Le temps des conquêtes
À partir de 1440 et du règne de l'empereur Moctezuma I les Aztèques entreprennent une extension territoriale de grande ampleur. Les régions correspondant aux États actuels de Oaxaca, de Puebla, de Guerrero tombent dans l'escarcelle de Moctezuma en guère plus de trente ans (1440-1469) tandis que le golfe du Mexique est atteint. Sous les règnes d'Axayacatl (1469-1479) et d'Ahuitzotl (1486-1502) les conquêtes s'étendent à la côte pacifique et jusqu'au Guatemala et Nicaragua. L'empire est à son apogée et le Tlatoani gouverne un total de 400 à 500 petits états sur un territoire d'environ 200 000 kilomètres carrés. Sous le règne de Moctezuma II (1502-1520) la conquête marque le pas au profit d'une réorganisation administrative de l'empire mais les jours de ce dernier s'achèvent brutalement.
Les Aztèques pratiquent en effet les sacrifices humains d'une ampleur hallucinante. Ainsi pour l'avènement d'Ahuitzotl plus de 80 000 prisonniers sont immolés dans le temple de la capitale. Bien que ce chiffre soit probablement exagéré, on considère que 10 à 15 000 personnes devaient être sacrifiés par an, sans doute plus les années exceptionnelles. La guerre est donc une nécessité au moins autant religieuse que politique et économique. Mais évidemment, à ce compte, les populations indiennes de la région n'attendent qu'une occasion pour se révolter.
La conquête espagnole
Quand en 1519 Hernan Cortés débarque à proximité de Veracruz, il comprend avec rapidité la situation et le profit qu'il peut en tirer. Bien accueilli par Moctezuma, qui hésite longtemps sur la conduite à tenir, les Espagnols pénètrent à Tenochtitlan le 8 novembre 1519. Ils sont chassés au cours de la « Noche Triste » le 30 juin 1520 par la révolte de la population. Mais Cortez avec l'aide des autres peuples indiens (dont les Tlaxcaltèques) remporte la victoire de Otumba le 7 juillet 1520 et vient assiéger la capitale. Les privations et les épidémies viennent à bout de la résistance aztèque et la capitale tombe le 13 août 1521. Le dernier empereur, Cuauhtémoc, fait prisonnier pour éviter une nouvelle révolte, est exécuté vers 1524-1526, tandis que Tenochtitlan est rasée pour laisser la place à Mexico.
Empire aztèque
Géographie des possessions aztèques.
Empereurs aztèques
- 1375-1395 : Acamapichtli
- 1395-1417 : Huitzilihuitl
- 1417-1427 : Chimalpopoca
- 1427-1440 : Itzcoatl
- 1440-1469 : Moctezuma Ier
- 1469-1481 : Axayacatl
- 1481-1486 : Tizoc
- 1486-1502 : Ahuitzotl
- 1502-1520 : Moctezuma II
- 1520-1521 : Cuitláhuac
- 1521-1525 : Cuauhtémoc
Gouvernement aztèque
Le tlatoani
Son pouvoir était de source divine mais il était choisi par le Grand conseil. Il devait remplir ses devoirs envers les dieux et protéger le peuple aztèque. Le cuiacoatl et les grands dignitaires étaient ses conseillers intimes.
(À Texcoco, le tlatoani régnait sans ciuacoatl mais était entouré de quatre conseils : gouvernement et justice, finances, guerres et musique).
Le cihuacoatl (femme-serpent)
Il organisait les expéditions militaires, rendait les jugements, remplaçait l'empereur absent, présidait le Grand conseil pendant les interrègnes. Ce poste fut créé par Moctezuma I pour son frère Tlacaelel principal conseiller des empereurs Itzcoatl, Moctezuma I et Axayacatl.
Le Tlacocan (lieu de la parole)
Le Tlacocan, ou Grand Conseil, était consulté avant toute décision importante et pouvait refuser jusqu'à trois fois une proposition de l'empereur. Ses membres étaient désignés par le souverain ou recrutés par cooptation.
Les grands dignitaires
On y trouvait les chefs de l'armée avec aux premières places le tlacateccatl (« qui commande les guerriers ») et le tlacochocalcatl (« préposé à la maison des javelines »).
Les fonctionnaires
Moins importants que les précédents, ils s'occupaient des différentes tâches administratives concernant la police, les greniers et magasins où s'entassait le tribut. Le uey calpixqui (« grand majordome ») servait à la fois de préfet de la capitale et de ministre des finances.
Religion aztèque
voir aussi l'article détaillé Religion aztèque
Divinités
La religion aztèque comportait un grand nombre de dieux, en particulier pour tous les phénomènes naturels. On peut en particulier citer :
- Huitzilopochtli : dieu du soleil et de la guerre, dieu tribal des Aztèques
- Coyolxauhqui : déesse de la lune
- Quetzalcoatl : dieu du vent
- Tlaloc : dieu de la pluie et de la végétation
- Tezcatlipoca : dieu de la nuit et de la mort
- Mictlantecuhtli : dieu des enfers aztèques, souverain du royaume des morts (Mictlan)
- Chicomecoatl : son nom signifie sept serpents. Déesse du maîs, elle protège les récoltes
- Xipe Totec : dieu de la végétation
Sacrifices humains
Selon la religion aztèque, le sang humain (l'« eau précieuse ») était nécessaire au dieu soleil Huitzilopochtli pour pouvoir continuer à exister ; les sacrifices humains étaient donc courants. On sacrifiait également en l'honneur d'autres dieux. Le sacrifice concernait principalement les prisonniers, mais il pouvait également s'agir de volontaires.
Voir aussi
Articles connexes
- Religion aztèque
- Calendrier aztèque
- Histoire
- Histoire du Mexique
- Mexique
- Art aztèque
Liens externes
- [http://www.sden.org/jdr/drchestel/onirocosme/azteques/azt2.html L'empire aztèque]
- [http://www.americas-fr.com/civilisations/azteques.html La civilisation Aztèque]
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Civilisation mayaLa civilisation maya est une civilisation précolombienne dont l'influence géographique s'est étendue au sud-est du Mexique (péninsule du Yucatán), à l'ouest du Honduras et du Salvador, au nord du Bélize et au Guatemala. Apparue au troisième millénaire avant J.C., elle a connu son apogée du au avant de connaître une décadence progressive et de disparaître au moment de la conquête espagnole au .
La connaissance et la compréhension de la civilisation maya sont très incomplètes et de grandes zones d'ombre subsistent malgré les efforts entrepris depuis le . En effet, les conquistadors espagnols puis les missionnaires ont cherché à détruire ou dénigrer toutes les traces de ce passé. En occultant ainsi la grandeur et la richesse de la culture maya, la conquête, l'asservissement et la conversion des indigènes apparaissaient plus aisée et justifiable.
Le Mexique cherche aujourd'hui à réhabiliter son héritage pré-colombien et un musée de la civilisation maya a été créé à Chetumal.
Chetumal]
Empire maya
Le territoire de l'empire comprenait :
- le sud-est du Mexique (Éts de Chiapas, Campeche, Quintana Roo et Yucatán, notamment la région du Puuc) ;
- les hautes terres du Guatemala ;
- des parties du Belize ;
- l'ouest du Honduras ;
- l'ouest du Salvador ;
soit une superficie globale d'approximativement 400 000 km².
Il semble que l'évolution de la civilisation maya ait correspondu avec un déplacement géographique. En effet les traces les plus anciennes ont été retrouvées sur la côte du Pacifique et dans les hautes-terres du Guatemala. Les vestiges de la période classique sont essentiellement localisés dans les basses-terres du sud (Tikal, Uaxactum, Copan) alors que le développement post-classique semble avoir eu lieu principalement dans la péninsule du Yucatan (Chichen Itza, Uxmal, Tulum).
Périodes historiques
On distingue généralement trois périodes dans la civilisation maya.
Ère préclassique
L'ère préclassique s'étend de 2600 avant Jésus-Christ à 250 ap. J.-C. À partir de -2000, c'est l'essor de la civilisation olmèque, dont sont issus de nombreux aspects de la civilisation maya.
Des preuves archéologiques montrent que l'architecture cérémonielle Maya démarre vers 1000 av. J.-C. Il est très difficile de faire la différence entre la culture pré-Maya et la civilisation Olmèque. Chaque culture s'étant influencée mutuellement.
Vers 300 av. J.-C. on assiste à la multiplication des sites et à une activité architecturale intense, signe d'un fort accroissement de la population. Particulièrement dans les cités de Komchén, Cerros et Tikal. Chaque site se développe de façon autonome, néanmoins on utilise partout la même céramique rouge, signe d'une indéniable d'unité culturelle.
Entre 50 et 250 de notre ère période traditionnellement dénommée «protoclassique», des tensions apparaissent, crise de croissance ou invasion nul ne le sait. Certains sites disparaissent comme Cerros ou Komchén, tandis que d'autres s'imposent comme Tikal.
Ère classique
Tikal joue un role prédominant dans la première partie de l'ère classique qui marque l'apogée de la culture maya. En 292 une stèle datée revendique la prédominance de cette cité sur tout le monde maya. Son rôle semble être renforcé par les liens qui l'unissent à la grande métropole du Mexique central, Teotihuacán. Ses echanges se manifestent dans l'architecture, la céramique et la sculpture.
Vers le milieu du , on note un ralentissement des activités, qui se traduit par l'interruption de l'érection de monuments datés. Cet arrêt marque la fin du classique ancien.
Un renouveau s'opère bientôt organisé autour de cités-Etats qui rivalisent de prestige. La culture maya atteint son apogée: il durera jusqu'au .
Ère postclassique
L'ère postclassique, de 900 à 1516, s'achève avec la conquête espagnole, et marque l'effondrement des cités et la disparition de l'écriture monumentale.
Guerres, désastres écologiques, famines ou une combinaison des ces facteurs sont les raisons généralement avancés pour expliquer ce déclin.
Les cités mayas des plaines du nord Yucatan continuent néanmoins à prosperer quelques siècles de plus, comme Chichen Itza, Uxmal, Edzná, and Coba. Après le déclin des dynasties de Chichen et Uxmal, la cité de Mayapan gouverne tout le Yucatan jusqu'a une révolte vers 1450. Lorsque les Espagnols arrive, la région est au main de petites cités états.
Dans les hautes terres du Sud la culture Maya continue de vivre à travers de petits royaumes comme Quiché, c'est de ce royaume qu'est issu l'un des textes les plus connu de la mythologie Maya le Popol Vuh.
L'écriture hiéroglyphique maya continue à être utilisée dans les codex, faits de longues bandes de fibre végétale recouvertes de chaux et pliées en accordéon. Quatre d'entre eux ont survécu : ceux de Dresde, de Paris, le Codex Troano de Madrid et le Grolier.
Les Espagnols démarre la conquête des terres mayas vers 1520. Quelques royaumes continuent néanmoins à resister farouchement, ainsi le dernier état maya, le royaume de Itza au Guatemala, ne tombe qu'en 1697.
Économie et société
La société maya est divisée en classes : nobles, religieux, militaires, artisans, commerçants, paysans (la majorité) et l’équivalent des serfs. Elle est dirigée par des chefs héréditaires, de filiation patrilinéaire, qui délèguent leur autorité sur les communautés villageoises à des chefs locaux. La terre, propriété de chaque village, est distribuée en parcelles aux différentes familles.
La structure sociale est complexe, elle est fondée sur une organisation familiale patrilinéaire, une division sexuelle du travail et une répartition par secteurs d'activité. Les agriculteurs, c'est-à-dire la majeure partie de la population, se divisaient en paysans, serviteurs et esclaves. L'élite, de son côté, se répartissait en guerriers, prêtres, administrateurs et dirigeants. L'élite et le peuple ne formaient pas des catégories antagonistes, car des liens de parenté ou d'alliance unissaient dirigeants et serviteurs, chefs et paysans.
Il semble que les mayas aient vécu selon un système de cités-États. Cette indépendance relative des communautés a d'ailleurs été un facteur facilitant la conquête par les espagnols qui n'eurent pas à affronter un peuple présentant un front uni.
L’économie des mayas reposait principalement sur l’agriculture (maïs, coton, haricots, courge, manioc, piment, arbres fruitiers, cacao). Les techniques de filature, de teinture et de tissage du coton sont extrêmement perfectionnées. Les mayas domestiquaient le chien, élèvaient des dindons et pratiquaient l’apiculture. Ils ne possèdaient pas d’animaux de trait ou de véhicules à roues. Les outils en métal n’existaient pas.
Les différents peuples mayas entretenaient de nombreuses relations commerciales avec des cités lointaines. Les fèves de cacao et les clochettes en cuivre servaient de monnaie d’échange: le cuivre était aussi utilisé à des fins décoratives, comme l’or, l’argent, le jade, les coquillages et les plumes de quetzal.
Culture
apiculture, 1839]]
Architecture
La forme la plus emblématique de l'architecture maya est la pyramide. Ces pyramides formant un gigantesque escalier, était dédiées à un dieu assit à son sommet.
Durant l'apogée de la culture maya de grandes cités, centre du pouvoir religieux, commercial et politique, ont emergées. Tel Chichen Itza, Tikal et Uxmal. L'observation du style de l'architecture maya est une des clés pour comprendre cette civilisation.
Les villes
L'emplacement des villes mayas ne semble pas être planifié, en effet elles se déploient un peu au hasard sur tout les types de terrains: plaines du nord Yucatan ou collines de l'Usumacinta.
Au coeur de la cité maya se trouvent de larges places où se concentrent les batiments officiels, temples, acropole royale, stade ...
Une attention particulière est portée à l'orientation des temples et des observatoires afin que ceux ci soient construit en accord avec la cosmogonie Maya. Dans un deuxième cercle autour de ce centre rituel se concentre les demeures des nobles, les temples mineurs. Enfin en dehors de ce centre urbain se deploie les modestes maisons du peuple.
L'architecture classique Maya peut se résumer en une division de l'espace en deux: un espace public monumental, urbanisé et un espace privé relégué au second plan. C'est seulement à la fin de l'ère post classique que les cités se fortifient, détruisant les larges places de l'ère classique.
Les matériaux
Un des aspects étonnants de la culture Maya, est sa capacité à construire d'immmenses constructions à l'aide de techniques rudimentaires. En effet, il ne connaissait ni les outils en métal, ni les poulies et ni même la roue. L'architecture Maya demandait ainsi beaucoup de main d'œuvre.
Par contre les matériaux étaient faciles d'accès, toutes les pierres des batiments Mayas semblent provenir de carrières situées à proximité.
Il utilise le plus souvent du calcaire qui se travaille facilement avec des outils en pierre. Le mortier est lui aussi à base de calcaire pilée, brulée et mélangée qui reproduit les propriétés du ciment. Les progrès dans la taille des pierres réduiront l'utilisation de ce mortier, les pierres s'emboitant parfaitement.
Les techniques de construction
La plupart des batiments en pierre reposent sur une chappe dont la hauteur varie de moins d'un mètre pour les petites structures, à plus de 45 mètres pour les grands temples et les pyramides. Sur au moins un côté se trouve une volée de marches, souvent très raide.
Cette chappe étaient constituées d'une série de cellules délimitées par des murs. L'espace créé par ces cellules était ensuite remplit de gravier.
Les surfaces étaient recouvertes de plâtre par souci d'uniformité. Le plâtre était produit en brulant la pierre calcaire en poudre qui était ensuite mélangée avec du sable calcaire (sascab) et de la résine d'arbre (holol) pour la plasticité.
Enfin les surfaces étaient peintes avec des pigment minéraux et organiques dont l'hématite et l'indigo qui servaient à produire les deux principales couleurs : rouge et bleu. Le célèbre bleu maya était ainsi constitué d'indigo, d'azurite et d'argile paligorskite.
Bâtiments remarquables
Plates-formes cérémonielles
Ces plateformes de calcaires de moins de quatre mètres de haut étaient utilisées pour les cérémonies officielles et les rites religieux.
Palais
Immenses et très décorés, les palais se trouve au centre de la cité, ils abritent l'élite de la population.
Ceux qui sont particulèrement grands, ou qui comportent differents niveaux, étaient peut être utilisés comme acropole. Néanmoins la plupart ne comportent qu'un niveau, de petites pièces et sont richements décorés, ce qui renforce l'hypothèse de leur utilisation comme habitations.
Il semble aussi que ces palais étaient utilisés comme tombes.
Groupes en E
L'utilité de cette structure courante dans les cités Mayas reste un mystère. Sur le côté ouest de la place centrale se trouve une pyramide, qui fait face à trois petits temples d'où le nom de Groupes en E.
Certains pensent que ces structures sont des obsevatoires car depuis la pyramide, le soleil apparait dans l'alignement exact des petits temples lors des solstices et des équinoxes. D'autres avancent qu'ils représentent l'histoire de la création du monde illustrée par les scultures et les dessins qui ornent ces structures.
Pyramides et temples
équinoxe
Les pyramides sont probablement l'élément visuel le plus connu de la civilisation Maya. Les installations cérémoniales dans les villes mayas, c'est-à-dire les places, les pyramides et les palais, étaient conçues de façon à reproduire, à un niveau symbolique, le paysage sacré tel qu'il existait au moment de sa création par les dieux. Les pyramides représentaient les montagnes. C'est depuis ces endroits que les rois, usaient de transes et de rites pour accéder au monde surnaturel qui leur permettait de converser avec les dieux. Les pyramides abritaient également les tombes royales.
Les temples-pyramides s'inscrivaient dans une longue tradition culturelle en Méso-Amérique. Les Olmèques érigeaient déjà des montagnes artificielles. Les Mayas ont innové en ajoutant à la pyramide et au temple des façades taillées et peintes qui exprimaient des messages politiques et religieux. En fait, ils recouvraient toute la pyramide de plâtre, puis ils peignaient le tout en rouge ou d'une autre couleur vive.
Observatoires
Les mayas étaient de très bons astronomes, il avaient une connaissance très pointues des evolutions des objets celestes, plus particulièrement de la Lune et de Venus. Beaucoup de temples sont orientés en fonction d'évènements celestes.
Les temples rond dédiés à la divinité Kukulcan sont souvent décrit comme les observatoires des Mayas, bien qu'il n'y ait aucune preuve qu'ils étaient utilisés à ce seul effet.
Stades
Le jeu de balle que l'on trouve sur différents sites archéologiques était un élément important de la culture Maya. Il s'appelait le « Pok-ta-Pok ».
Le terrain est délimité par deux terrasses sauf aux extrémités, il a la forme d'un I majuscule dont les grands côtés sont composés de murs inclinés. En haut de chaque mur, sur chaque plateforme se trouvait le public. Le terrain en lui même était dénommé « Tachtli », il représente l'Univers, et la balle le Soleil.
Les parties se déroulaient en fonction du calendrier astronomique Maya, afin d'y implorer et de satisfaire les dieux par des sacrifices humains.
En son centre, sur chacun des deux côtés trônent deux immenses anneaux de pierre à 5 m de hauteur dans lesquels la balle de caoutchouc nommée « Kik » devait passer.
Chaque équipe de 2 à 12 joueurs devait se renvoyer la balle par l'anneau de pierre en employant selon les régions : les hanches, coudes, genoux où parfois les parties extérieures de la main et sans laisser tomber la balle par terre; ce qui mimait la course du Soleil.
Le poids et la dureté de la balle faite de latex avait une grosseur d'environ 15 cm à 20 cm de diamètre et devait donc faire très mal lors des chocs avec les différentes partie du corps des joueurs.
Article principal : jeu de balle.
Art
jeu de balle]
L'art Maya de la période classique (200-900) est considéré par beaucoup comme l'un des plus beau et des plus fin de la période précolombienne. Les bas-reliefs de Palenque et la statuaire de Copán sont particulièrement gracieux et dénotent d'un sens de l'observation du corps humain très précis.
jeu de balle]]
Les premiers archéologues à travailler sur ces civilisations pré-colombiennes en furent particulièrement marqués, aussi qualifièrent-ils cette ère de classique. Il ne reste que quelques traces des peintures de l'ère classique Maya, dont la majorité sont des poteries funéraires et autres céramiques Maya. Un bâtiment de Bonampak porte d'anciennes peintures murales qui ont par chance survécu. Le déchiffrement de l'écriture Maya nous a appris que les Mayas furent l'une des rares civilisations où les artistes signaient leurs œuvres de leur nom.
Écriture et littérature
Système d'écriture
Article principal : hiéroglyphe maya.
L'écriture maya apparaît à partir de 300 avant JC. A en juger par les documents que nous possédons, l'écriture maya passe assez rapidement d'une forme logographique, où chaque mot est représenté par un dessin, à une forme mixte, logographique et phonétique de type syllabique : le mot peut aussi être divisé en unités plus petites, dans le cas maya, des syllabes, chacune représentée par un signe.
Les Mayas utilisaient 800 signes individuels ou glyphes, disposés deux par deux en colonnes se lisant de gauche à droite et de haut en bas. Les glyphes mayas représentaient des mots ou des syllabes se combinant pour désigner n'importe quel concept. Les inscriptions hiéroglyphiques étaient soit gravées dans la pierre ou le bois sur des monuments et des œuvres architecturales, soit peints sur du papier, des murs de plâtre ou des objets en céramique. Le système n'était pas alphabétique
L’écriture Maya est actuellement décodée à environ 80%.
Matériel
Les mayas écrivaient avec des pinceaux faits en poils et plumes d'animaux. Ils utilisaient de l'encre noire et rouge, d'ou le nom donné au territoire maya par les Aztèques: "Le pays du rouge et noir"
Scribes
Les scribes avaient une position sociale très importante, les fresques montrent souvent les puissants avec du matériel d'écriture.
Religion
Aztèques
La religion maya présente des similitudes avec la religion aztèque; elle comprenait également des sacrifices humains. Le calendrier maya situait la fin du monde au XVIème siècle, et l'apparition des conquistadors à cette époque jeta la plus grande confusion car ces derniers furent accueillis comme les dieux annoncés. Les mayas n'opposèrent donc que très peu de résistance à ce qu'ils considéraient comme des êtres surhumains et un destin immuable. Le principal centre religieux du monde maya était Chichén Itzá.
Les mayas croyaient en la récurrence des cycles de la création et de la destruction. Les rituels et les cérémonies étaient étroitement reliés à ces multiples cycles terrestres et célestes. Le rôle du prêtre Maya était d'interpréter ces cycles et de prophétiser les temps futurs et passés. Si des temps sombres étaient prévus, il fallait faire des sacrifices pour appaiser les Dieux.
Pour suivre ces cycles il utilisaient de nombreux calendriers: un calendrier du cycle sacré, le plus important de 260 jours, un calendrier de 365 jours basé sur l'année solaire, un calendrier lunaire, un calendrier basé sur Vénus.
Une grande part de la religion Maya reste obscure, on sait néanmoins qu'ils croyaient que le cosmos était séparé en trois entités différentes: le monde inférieur, la terre et le ciel.
Le ciel était composé de treize strates, chacune ayant sa propre divinité. Au niveau le plus élevé se trouvait l'oiseau muan.
Le monde souterrain comportait neuf strates sur lesquelles régnaient neuf seigneurs de la Nuit. Le monde souterrain était un endroit froid et inhospitalier auquel étaient destinés la plupart des Mayas après leur mort. Lorsque les rois mouraient, ils empruntaient le chemin lié au mouvement cosmique du soleil et tombaient dans le Monde inférieur, mais parce qu'ils possédaient des pouvoirs surnaturels il renaissaient dans le Monde céleste et devenaient des dieux. Cet univers souterrain accueillait aussi chaque soir les corps célestes comme le Soleil, la Lune et Vénus, une fois franchi le seuil de l'horizon.
Le panthéon Maya renfermait un nombre incalculable de divinités. Cette prolifération s'explique en partie par le fait que chacune des divinités se présentait sous des aspects multiples. Certaines avaient plus d'un sexe, d'autres pouvaient être à la fois jeunes et âgées. Chaque dieu représentant un corps céleste possédait dans le monde souterrain un visage différent qui se révélait chaque soir à sa «mort».
Chichén Itzá
Les Mayas voyaient la Terre comme une forme plate et carrée. Chacun de ses quatre angles était situé à un point cardinal et était représenté par une couleur : le rouge à l'est, le blanc au nord, le noir à l'ouest et le jaune au sud. Le centre était vert.
Certains Mayas croyaient aussi que le ciel était stratifié et que chacun de ses quatre angles était soutenu par une divinité d'une musculature impressionnante appelée «Bacab». Pour d'autres, le ciel était soutenu par quatre arbres de couleurs et d'espèces différentes, et le ceiba vert, ou liard, se dressait au centre.
Pour les Mayas, la forme aplatie de la Terre représentait le dos d'un crocodile géant reposant dans un bassin rempli de nénuphars. Dans le ciel, le pendant du crocodile était un serpent bicéphale, une notion sans doute attribuable au fait que le vocable maya désignant le ciel ressemble au mot serpent.
L'élite était obsédée par le sang - le sien et celui des prisonniers - et le rite de la saignée constituait un important aspect de tout grand événement du calendrier maya. La saignée servait aussi à se concilier les dieux et au début du déclin de la civilisation maya.
Pour les Mayas, le sacrifice sanglant était nécessaire à la survie tant des dieux que des humains, faisant monter l'énergie humaine vers le ciel et recevant en retour le pouvoir divin. Le roi se servait d'un couteau d'obsidienne ou d'un aiguillon de pastenague pour s'entailler le pénis, dont il laisser couler le sang sur du papier contenu dans un bol. Les épouses des rois prenaient aussi part à ce rite en tirant une corde hérissée d'épines à travers leur langue. On faisait brûler le papier taché de sang, et la fumée qui s'en élevait établissait une communication directe avec le Monde céleste.
La coutume voulait que les prisonniers, les esclaves, surtout les enfants et notamment les orphelins et les enfants illégitimes que l'on achetait spécialement pour l'occasion, soient offerts en sacrifice. Avant l'ère des Toltèques, on sacrifiait plutôt les animaux que les humains.
Science et technique
Comme les autres civilisations proto-colombiennes, si les Mayas étaient par certains aspects en retard sur l'Europe (notamment concernant la poudre), ils étaient en revanche très avancés dans d'autres secteurs.
Leur connaissance de l'astronomie notamment surprend encore les scientifiques actuels.
Leurs réalisations architecturales sont également remarquables. Les mayas avaient créé un type de voûte particulier que l'on peut observer à Uxmal. Leurs édifices exploitent par ailleurs leurs connaissances astronomiques pour créer des effets saisissants à partir de jeux de lumière (cf. Chichén Itzá).
Bien qu'il soit parfois affirmé que les Mayas ne connaissaient pas la roue, les découvertes réalisées sur certains sites archéologiques (entre autres à Palenque) montrent le contraire. Néanmoins la roue n'était pas utilisée en tant qu'outil, car elle avait pour eux un caractère sacré.
Mathématiques
Palenque
Les Mayas (ou leurs prédecesseurs olmèques) connaisaient le concept du zero et utilisaient un système en base 20 (cf. Numération maya). Les inscriptions montrent qu'ils étaient capable de manier de très grands nombres.
Leurs analyses astronomique étaient très précises, leurs études du mouvement de la Lune et des planètes étaient remarquables pour des gens qui ne travaillaient qu'à l'oeil nu.
Les prètres et astronomes mayas ont estimé de facon très pointu la durée de l'année solaire, bien que dans la vie courante il utilise utilise une année de 365 jours (cf. Calendrier maya)
Redécouverte de la civilisation Maya
Les colonies espagnoles du Nouveau Monde étaient largement coupées du monde et les ruines de ces antiques cités étaient tombées dans l'oubli enfouies dans la végétation tropicale.
En 1839 un écrivain et voyageur américain John Lloyd Stephens, en entendant les récits de cités en ruine dans la juncle, visite Copán, Palenque, et d'autres sites en compagnie de l'architecte anglais Frederick Catherwood. Leurs croquis suscitent un vif interet de part le monde et déclenchent la redécouverte de cette civilisation Précolombienne majeure.
De nos jours, une large part de la population rurale du Guatemala, du Yucatan et du Belize descendent des Mayas et parlent leur langue.
Voir aussi
Articles connexes
- Peuple maya ;
- Liste des sites mayas ;
- Popol Vuh, le livre sacré des Mayas ;
- Langues mayas ;
- Numération maya.
Liens externes
- http://www.pbs.org/wgbh/nova/maya/ : une mine de renseignements, notamment sur la lecture des chiffres mayas ;
- [http://www.civilization.ca/civil/maya/mmc01fra.html la civilisation maya] sur civilisations.ca ;
- [http://www.americas-fr.com/civilisations/mayas-1.html Ancien et nouvel empire Maya] ;
- [http://www.eleves.ens.fr/home/guerre/Les_Mayas/civilisation.html la civilisation maya] sur le site de l'École normale supérieure ;
- [http://decouvertes.mooldoo.com/mayas/? la civilisation maya] sur le site les explorateurs et les grandes découvertes ;
- [http://www.baudelet.net/mayas01.htm Découvrez les Mayas] Histoire des mayas et nombreuses photos de sites sur baudelet.net.
-
Maya
Maya
Maya
ja:マヤ文明
ms:Maya
Civilisation grecqueCatégorie:Civilisation Catégorie:Grèce antique
Cet article traite de la culture grecque de l'antiquité.
Grèce antique
La grèce antique était organisée en petits États complètements indépendants, appelés cités, répartis sur un territoire s'étendant du Péloponnèse à Asie Mineure en passant par la Macédoine.
Organisation politique
Chaque cité était organisée différemment.
- Démocratie athénienne ;
- Sparte.
Culture grecque
- Art grec
- Littérature grecque
- Philosophie
Religion grecque
voir aussi les articles détaillés Religion grecque antique et Mythologie grecque
Voir aussi
- Grèce antique
Civilisation romaineCatégorie:Civilisation Catégorie:Rome antique
Dans l'antiquité, Rome était une importante puissance militaire. Au cours de ses mille ans d'histoire, la cité et son empire développèrent une civilisation remarquable, gravant dans le marbre la référence des civilisations qui lui succédèrent en s'en réclamant.
Rome
Empire romain
Un article décrit la géographie des possessions romaines.
Gouvernement romain
Rome connut principalement trois types de régimes, bien qu'officiellement il n'y en eut que deux :
- la Monarchie romaine, de -753 à -510 ;
- le Sénat et le Peuple romain, de -509 à 476, que l'on sépare usuellement en
- la République, de -509 à -27 ;
- l'Empire, de -27 à 476.
Note : L'Empire romain survécut en Orient à la chute de Rome ; nous le connaissons sous le nom Empire byzantin. Il y dura jusqu'à la chute de Constantinople en 1453. Toutefois, leur religion, leur langue, et leur culture étaient essentiellement grecques plutôt que romaines, c'est pourquoi il n'y sera pas fait référence dans cet article.
Culture romaine
- Architecture romaine
- Littérature latine
- Noms romains
- Art de la Rome antique
- Urbanisme romain
Droit romain
Voir l'article dédié Droit romain.
Religion romaine
- Rites funéraires de la Rome antique
Voir aussi l'article détaillé Religion romaine.
Voir aussi
- Rome antique
- Civilisation grecque
- Civilisation carthaginoise
Amazones
Dans la mythologie grecque, les Amazones (en grec ancien Ἀμαζόνες / Amazónes ou Ἀμαζονίδες / Amazonides ; une étymologie populaire fait dériver le nom de μαζός / mazos, « sein » en ionien : « celles qui n'ont pas de sein ») étaient un peuple de femmes guerrières résidant sur les rives de la mer Noire.
Légende
mer Noire]
Selon la légende, les Amazones habitent les rives du Thermodon, dans le Pont, en actuelle Anatolie. Elles tuent leurs enfants mâles ou les rendent aveugles ou boiteux, pour ensuite les utiliser comme serviteurs. Quant aux femmes, elles coupent leur sein droit pour faciliter le tir à l'arc. Pour assurer la perpétuation de leur civilisation, elles s'unissent une fois par an avec les hommes des peuplades voisines dont elles choisissent les plus beaux.
Les attributs des Amazones sont le πέλτη / péltê, un bouclier léger en forme de demi-lune, la lance, l’arc et les flèches propres aux cavaliers des steppes, le cheval et la hache — σάγαρις / ságaris d'abord, puis double hache à partir de l'époque hellénistique, par exemple chez Quintus de Smyrne. Le signal avant la bataille est donné par le sistre (sorte de grelot) généralement de bronze.
De nombreux héros grecs — Bellérophon, Achille, Héraclès, Thésée ou encore Priam — ont eu affaire à elles. Curieusement, chacun eut sa reine à aimer et, finalement, à tuer. Achille affonte Penthésilée venue secourir les Troyens, s'en éprend et la tue dans le même temps. Priam, le vieux roi troyen, a lui-même repoussé une invasion amazone. Héraclès doit s'emparer de la ceinture d'Hippolyte et finit par massacrer cette dernière, ainsi que ses compagnes.
Selon une tradition que Plutarque attribue à l'atthidographe Philochore, Thésée se joint à l'expédition d'Héraclès après avoir mené à bien le synœcisme d'Athènes. Il reçoit Antiope comme part du butin. Selon une tradition que Plutarque rapporte entre autres à Hellanicos, Thésée part seul et capture lui-même Antiope. Les Amazones répliquent en envahissant l'Attique — après avoir passé le Bosphore pris dans les glaces, selon Hellanicos. Le combat devant Athènes se déroule au mois de Boédromion, d'où la fête des Boédromies. Thésée a un fils d'Antiope (également appelée Hippolyte par certains auteurs), Hippolyte.
Bellérophon, enfin, après avoir tué la Chimère, affronte et vainc les Amazones.
Les Amazones ont-elles existé ?
Chimère
Hérodote fournit, dans une disgression (IV, 110–117) une version historicisée de la légende des Amazones. À la suite de violents combats avec les Égyptiens 2000 ans av. J.-C., des tribus scythes occupèrent la Cappadoce. Des guerriers scythes furent exterminés dans une embuscade et les femmes restées seules prirent les armes. Selon Hérodote, le nom amazones signifiait « privée de mammelle » et les grecs pensaient que c’était dans le but de tirer plus facilement à l’arc. En langue caucasienne, ce nom signifierait par contre « ceux qui ne mangent pas de pain » (ce qui reporte aux sociétés nomades et donc non agricoles) ou « ceux qui vivent ensemble » ou pourrait faire allusion à une éventuelle « ceinture magique » portée par les amazones.
Les Amazones voyaient leur continuité au féminin, et on a dit qu’elles tuaient les enfants mâles et n’élevaient que les filles, ce qui est difficile à croire parce qu’on se demande comment elles auraient pu assurer leur perpétuation. Il est donc plus probable qu’après le sevrage, les garçons étaient confiés aux hommes avec lesquels elles les avaient enfantés. Cela présuppose davantage un type de société matriarcale, ce dont les Grecs avaient horreur, raison pour laquelle ils blâmèrent tant cette population.
Le cheval était inséparable des populations des steppes, ce fut ultérieurement le cas des Scythes qui étaient renommés dans l’Antiquité comme éleveurs et dresseurs de chevaux. Néanmoins, la légende nous a laissé le mythe de femmes excellentes cavalières, guerrières, élevées comme telles.
La légende rapporte également que les Amazones ne gardaient auprès d’elles que des hommes mutilés, estropiés, prétendant que cela augmentait leur capacité sexuelle, supputant que l’infirmité empêchait les hommes d’être violents et d’abuser du pouvoir. Il paraîtrait à ce propos que la reine Antianeira ait répondu à une délégation d’hommes scythes qui s’étaient proposés comme amants exempts de défauts physiques que « l’estropié est le meilleur amant ».
Il se peut qu’il puisse s’agir du lointain souvenir de mutilations rituelles courantes chez les primitifs usant encore de nos jours de douloureuses scarifications ou d’amputation de doigts à la suite d’un deuil. Il se peut également qu’un véritable carnage au cours d’une bataille ait marqué profondément et pour longtemps l’esprit des populations (il n’est qu’à penser au Rwanda de nos jours pour s’en faire une idée), de sorte que les femmes se retrouvèrent effectivement avec davantage d’estropiés que d’hommes valides à leurs côtés et qu’elles aient été obligées de prendre les armes pour défendre ce qui restait de leurs tribus, conservant par la suite davantage l’habitude d’une éducation guerrière féminine plutôt que celle d’estropier les hommes.
Représentations artistiques
tribu]
Le thème de l'Amazone apparaît couramment dans l'art grec. Elles sont représentées portant des tuniques courtes, à l'instar d'Artémis, ou encore avec des pantalons bouffants asiatiques. Souvent, un sein est dénudé. En revanche, on ne trouve aucune occurrence de sein coupé. Les jeunes femmes athlètes sont souvent représentées en Amazones.
L'amazonomachie, ou combat des Grecs contre les Amazones, est également un thème populaire, représenté souvent symétriquement avec le combat des Lapithes contre les Centaures, comme c'est le cas sur les métopes du Parthénon.
Sources
- (II, 5, 9) ;
- ;
- (IV, 110–117) ;
- .
Voir aussi
Articles connexes
- Amazonomachie ;
- Quelques Amazones célèbres :
- Antiope, qui donne Hippolyte à Thésée,
- Hippolyte, détentrice de la fameuse ceinture,
- Penthésilée, morte devant Troie.
Bibliographie
- Vanna de Angelis, Ammazzoni, Piemme, 1998 ;
- Josine Blok, The Early Amazons: Modern and Ancient Perspectives on a Persistent Myth, Brill, 1994 (ISBN 9004100776) ;
- Sarah B. Pomeroy, Goddesses, Whores, Wives, and Slaves: Women in Classical Antiquity, Schocken, 1995 (ISBN 080521030X), pp. 23–25.
Lien externe
Notes
Quintus de Smyrne, Suite d'Homère, I, 159.
Épisode relaté par exemple dans la Suite d'Homère (I, 1–722), elle-même inspirée de l'Éthiopide d'Arctinos de Milet. On le retrouve également chez Hellanicos (fgt. 149 Jacoby), Diodore de Sicile (II, 46), le pseudo-Apollodore (Épitome, V, 1) ou encore Virgile (Énéide, I, 491).
L'Iliade, III, 188–189.
Le récit figure dans la Vie de Thésée (27–28).
Catégorie:Anthropologie
Catégorie:Femme
Catégorie:Geste d'Achille
Catégorie:Geste d'Héraclès
Catégorie:Geste de Thésée
AtlantideCatégorie:Mythologie
L'Atlantide (du grec Ἀτλαντὶς / Atlantìs, sous-entendu νῆσος / nễsos, « île », c'est-à-dire « île d'Atlas ») est une île légendaire qui aurait été engloutie dans l'Antiquité. Elle est mentionnée pour la première fois par Platon dans le Timée et le Critias.
Origine du mythe
Récit du Timée
Le philosophe introduit le mythe dans le Timée, au cours d'un récit fait par Critias, un riche athénien disciple de Socrate et parent de Platon lui-même. Selon Critias, son arrière-grand-père, Dropidès, s'est vu confier par le législateur Solon () une confidence que lui-même tenait d'un prêtre égyptien du temple de Saïs.
Aux dires du prêtre,
:« En ce temps-là, on pouvait traverser cette mer [Atlantique]. Elle avait une île, devant ce passage que vous appelez, dites-vous, les colonnes d'Hercule. Cette île était plus grande que la Libye et l'Asie réunies. (...) Or, dans cette île Atlantide, des rois avaient formé un empire grand et merveilleux. »
:(trad. Albert Rivaud)
Le prêtre entreprend ensuite de narrer la lutte des Hellènes, menés par Athènes, puis d'Athènes seule, contre l'île Atlantide, événements qu'il situe 9 000 ans avant son ère. Peu après la victoire, un tremblement de terre survient.
:« Dans l'espace d'un seul jour et d'une nuit terribles, toute votre armée [athénienne] fut engloutie d'un seul coup sous la terre et, de même l'île Atlantide s'abîma dans la mer et disparut. Voilà pourquoi, aujourd'hui encore, cet océan de là-bas est difficile et inexplorable, par l'obstacle des fonds vaseux et très bas que l'île, en s'engloutissant, a déposés. »
:(trad. Albert Rivaud)
Le Timée donne ensuite une description générale de la civilisation atlante, de son expansion, de la guerre contre Athènes et de la destruction finale de l'Atlantide.
:(Pour en savoir plus, voir l'article consacré au Timée)
Récit du Critias
Le Critias entre davantage dans les détails, contant l'origine des habitants (nés de l'union de Poséidon et d'une mortelle, elle-même fille d'un autochtone) et leurs mœurs, la géographie de l'île, son organisation sociale et politique. La fin du Critias est perdue. Le récit s'interrompt au moment où Zeus décide de punir les Atlantes décadents.
Si la légende nous est transmise par Platon, celui-ci ne l'utilise néanmoins qu'accessoirement pour illustrer son propos, qui est le devenir d'Athènes.
Platon a décrit de façon précise l’Atlantide, qu'il présente comme un monde idyllique. On peut en résumer les détails comme suit :
- L’île est située au-delà des Colonnes d'Hercule (considérées l'actuel détroit de Gibraltar aujourd'hui, mais il n'est pas certain qu'à l'époque dont parle Solon celles-ci soient à situer à cet emplacement), où se trouvent des fonds vaseux, restes de l'île disparue. Depuis cette île, on a accès au continent situé plus loin.
- Le roi éponyme de l'Atlantide est Atlas, fils du dieu de la mer Poséidon et de la nymphe Cleito.
- L’île est divisée en dix royaumes gouvernés par Atlas et ses neuf frères puis par leurs descendants. Chaque royaume possède sa propre capitale, copiée sur la cité-mère, capitale du royaume d'Atlas, dessinée par Poséidon lui-même. La cité-mère est située autour d’un mont. Elle est circulaire et entourée de fossés navigables.
- L'île est riche en ressources naturelles, parmi lesquelles figure un métal mystérieux, l'orichalque.
- La religion des Atlantes était centrée sur Poséidon, le père des dynasties royales, et incluait le sacrifice annuel d’un taureau que l'on devait capturer pour ensuite l'égorger sur un autel en forme de colonne.
- Les Atlantes deviennent corrompus au fil du temps. Ils fondent par les armes des colonies des deux côtés de leur île, conquérant une partie de l’Afrique jusqu’à l’Égypte, et de l'Europe jusqu'à l'Italie. Athènes est le seul État capable de s’opposer à leur expansion.
- L’Atlantide, ainsi que l'armée athénienne, ont été engloutis lors d'un immense raz-de-marée associé à des tremblements de terre, en un jour et une nuit. Platon ne mentionne pas d'explication géologique à cette catastrophe.
- Ces événements ont lieu 9 000 ans avant l'époque de Solon.
(Pour en savoir plus, voir l'article consacré au Critias)
L'Atlantide dans les textes anciens
Contrairement à l’avis général, l'Atlantide en tant que telle apparaît très peu dans les textes anciens grecs ou latins.
- La colonne sur laquelle les prêtres auraient lu à Solon l’histoire de l’Atlantide, si elle a jamais existé, n’a pas été retrouvée.
- Diodore de Sicile, historien grec du , évoque également l'Atlantide (Bibliothèque historique, III).
- Hérodote (c. 484—425 av J.-C.) parle des Atlantes comme étant les habitants de la région du mont Atlas (Enquête, I, 202). Néanmoins rien ne confirme qu’ils aient été autre chose que cela. Il n’y a pas de lien apparent avec Atlantide.
- Thucydide (c. 460 ?—400 av J.-C.) évoquerait une île d'Atlante, engloutie par les flots (Histoire de la guerre du Péloponnèse).
L'Atlantide dans la littérature et les arts
Le mythe de l'Atlantide a alimenté nombre d'œuvres littéraires et artistiques, parmi lesquelles :
- The New Atlantis (L'Atlantide nouvelle) est une utopie de Francis Bacon.
- L'Atlantide de Pierre Benoît prend quelques libertés avec le mythe d'origine en plaçant l'Atlantide en plein cœur du Sahara et en considérant que la catastrophe qui l'a ruinée est le retrait brusque de la mer et non son arrivée subite.
- Jules Verne pour sa part fait apparaître l’Atlantide lors d’une promenade au fond de l’océan organisée par le capitaine Nemo dans Vingt mille lieues sous les mers.
- Edgar P. Jacobs y consacre le septième volume des aventures de Blake et Mortimer.
- Rosinski et Van Hamme se réfèrent à l'Atlantide dans plusieurs tomes de la saga Thorgal.
- Tungstene, une serie de bande dessinée, des éditions tungstene.(dessinateur scénariste Bruno Claret)premier tome sorti en 1996. Le héros vit sur Atlantis une petite île situé à côté de l'Atlantide. On y retrouve dans l'anachronisme, la légende de leur formidable avancé technologique, mélange de technologies antiques et récentes, ainssi qu'une organisation politique et culturelle differente de celle de la légende.
- Atlantis est une série de bande dessinée de François Froideval et Fabrice Angleraud, chez Zenda.
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