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Néolithique ko:신석기 시대
Le Néolithique (Âge de la pierre polie ou Âge de la pierre nouvelle), terme inventé en 1865 par le préhistorien John Lubbock, est la dernière période de la préhistoire et la plus courte. Il succède au Mésolithique, dont il est séparé par la "révolution néolithique", qui introduit de nombreux changements dans les modes de vie humains : sédentarisation le plus souvent, introduction de l'élevage et de l'agriculture.
Selon les régions, le néolithique débute à des périodes différentes ; dans les premières régions touchées, il commence il y a 10 000 ans et coïncide avec la fin de la dernière glaciation. Il se termine avec la protohistoire, soit au moment de l'invention de la métallurgie pour les premiers peuples avant l'invention de l'écriture, ou avec la description des peuples néolithiques par des cultures connaissant l'écriture. On peut donc dire que le néolithique n'a pris fin partout que fort récemment avec l'entrée des dernières peuplades isolées dans l'histoire.
Le néolithique marque un véritable changement en ce sens qu'il est le commencement du contrôle par l'Homme de son environnement là où, auparavant il était dépendant de ressources alimentaires indépendantes de sa volonté. Cette révolution a permis l'explosion démographique humaine qui se poursuit encore aujourd'hui. En effet, devenu maître de son alimentation, l'Homme a pu devenir une espèce dominante.
On a pu parler de Révolution néolithique pour ce passage du nomadisme à la sédentarisation, le début du travail des métaux comme le cuivre, puis la métallurgie avec le bronze, ainsi que de nouvelles techniques agricoles. Ce terme, coïncidant avec changement radical de l'humanité et de ses activités, est assez ambitieux. Il ne prend guère en considération l'évolution chaotique et assez mal connue du mésolithique. Elle se caractérise par une série d'inventions et de changements. Le terme a été proposé en 1920 par l'Australien Vere_Gordon_Childe. Cela tend à souligner une des étapes majeures de l'aventure humaine, comme la domestication du feu ou la Révolution industrielle.
Progrès techniques
Pierre polie
La taille de la pierre se perfectionne, et le polissage est inventé : il permet d'obtenir des outils plus fins et plus efficaces. Toute une variété de nouveaux outils plus fins sont inventés à cette époque.
Pour plus de détails sur l'outillage et le néolithique dans les différentes régions du monde, voir l'article néolithique.
Âge des métaux
Une autre évolution est d'outils en métal, dans une période parfois différenciée sous le nom de chalcolithique. Il ne s'agit au départ que de cuivre utilisé à l'état natif, simplement martelé pour lui donner une forme : à ce stade, on l'utilise plus comme une pierre malléable que comme un métal. Les techniques de transformation du cuivre évolueront par la suite, et l'on passera réellement alors à l'âge du fer.
Invention de la céramique
L'invention de la céramique est une étape majeure de développement des techniques humaines : la céramique (un matériau tiré de la terre cuite) est en effet le premier matériau transformé par la femme, tout comme la domestication des plantes, dont la transformation est irréversible. En effet, on ne peut pas obtenir de nouvelle argile à partir d'une terre cuite, car la structure moléculaire en a été irrémédiablement modifiée, alors que la pierre taillée reste du silex, et que les outils en métal, même des alliages, peuvent à nouveau fournir les métaux qui les constituent.
Elle fut inventée probablement à Jarmo, dans le Kurdistan Irakien, vers 5400 av. J.-C., au même moment qu'en Anatolie.
C'est le principal changement de la période, par toute une série de bouleversements qu'il occasionne par la suite. À partir de 8000 av. J.-C., les hommes abandonnent leur économie de chasse et de cueillette et commencent à semer et à récolter des graines : le choix se fixe rapidement sur quelques céréales accompagnées de légumineuses. Chaque région collecte d'abord des plantes indigènes, puis les sème : mil au Sahara, orge et engrain, une variété de blé au Moyen-Orient, le millet Setaria italica dans le bassin du Fleuve Jaune et le riz dans le bassin du Fleuve Bleu en Chine, plantes à tubercule en Asie du Sud-Est, sorgho au Sahel, etc. Le changement climatique qui intervient à cette période (fin des glaciations) favorise la croissance des plantes, et la réussite de cette stratégie de subsistance. La chasse et la pêche sont cependant encore longtemps utilisées parallèlement à la culture et à l'élevage.
À la même période, les animaux commencent à être domestiqués, pour leur viande, mais aussi pour leur force de travail (comme animaux de trait, de bât, de selle) et leurs productions complémentaires : lait, laine, cuir. De la même façon, après différents essais, le choix se porte sur quelques espèces, les plus dociles : mouton possible dès 9000 av. J.-C. au Zagros, cochon vers 6500 av. J.-C. en Anatolie, Europe balkanique, Crimée et Mésopotamie, oiseaux de basse cour, et de façon plus limitée, chèvre et âne. Mais là encore, l'élevage peut se développer dans une société de chasseur-cueilleur : le chien est ainsi domestiqué 10 000 ans av. J.-C. en Europe du Nord-Ouest, le cheval en Ukraine 4000 ans av. J.-C.
Bouleversements de la société
Sédentarisation et apparition des premières villes
La découverte de l'agriculture n'entraîne pas toujours la sédentarisation complète, celle-ci ayant même pu précéder l'invention de l'agriculture dans de nombreux cas, lorsque l'environnement apportait une subsistance suffisante tout au long des saisons : bords de rivières ou de lacs, rivages maritimes. L'agriculture impose de se fixer au moins quelques mois, le temps de récolter, au même endroit. Le plus souvent, c'est quelques années, le temps que la terre s'épuise. Il existe ainsi le cas des communautés d'agriculteurs nomades, qui ne restent que le temps d'une récolte sur un territoire donné : il en subsiste encore en Inde et en Amazonie.
Des constructions durables apparaissent avec cette fixation des communautés humaines, en torchis et en pierre, remplaçant les huttes de peaux des chasseurs-cueilleurs. Les premières cités humaines sont construites dans des marécages, près des lacs ou des cours d'eau, ce sont les cités lacustres.
Quand ces constructions se regroupent, naît alors le village. Quand le village est suffisamment durable et grand, c'est une ville : la première serait Jéricho, il y a 9000 ans, peu de temps avant Jarmo et Khirotikia, à Chypre. L'agglomération de Çatal Hüyük, en Turquie, est l'exemple le plus éclatant d'une sédentarisation aboutie : ville de 12 hectares, maisons à un étage en briques crues, toits en terrasses, peintures murales, il y a environ 8500 ans.
Apparition des États
La gestion des travaux de la terre faits en commun, celle des réserves de grain, la direction de la défense du territoire contre les voisins dans un monde devenu trop plein, tout ceci conduit à l'apparition d'administrations et d'États.
Changement de la religion et des rapports sociaux
Bien que dans ces domaines, il faille rester prudent devant l'absence de sources écrites, et d'autant plus qu'on ignore beaucoup du mésolithique, il semble que les bouleversements survenus et attestés au néolithique se propagent aussi dans ces domaines.
La territorialité renforcée provoque des tensions, et accroît le rôle de la force musculaire de l'homme qui la défend. La compréhension des mécanismes de fécondation font intervenir le mâle ; ceci se dénote sous forme mythique, par l'exemple du labour de la terre, assimilé à un rapport sexuel (ceci se fait jour dans l'œuvre d'Hésiode, notamment les Travaux et les jours), ou par le biais de l'élevage. La place de la feminité dans le culte de la fécondité s'en trouve restreinte, et le sens de la religion modifié, provoquant l'apparition de nouvelles divinités. La place et le rôle omnipotent ou presque de la féminité et de la masculinité, au point de rendre cette dernière prépondérante. Le rôle de la femme de gardienne du feu, c'est-à-dire du foyer, devient moins important ; l'importance de la fécondité féminine diminue, au profit de la force et du rôle fertilisant du mâle. Dieux-rois et dieux tout-court apparaissent, se substituant aux deux cultes, primordiaux semble-t-il, de la déesse-mère, la « grande déesse », symbolisée par les nombreuses Vénus et en particulier par la Vénus aurignacienne que l'on retrouve présente de l'Atlantique à l'Oural durant tout le paléolithique, d'une part, et le Maitre des animaux.
L'art
Le passage du paléolithique au néolithique nous est raconté, du point de vue artistique, par un des plus grands auteurs d'histoire de l'art, Elie Faure. « Au début, tout, pour le primitif, est naturel, et le surnaturel n’apparaît qu’avec le savoir.” nous dit-il.
Mais la religion estompe l'art pour établir sa supériorité. C’est sans doute ce qui arrivera au néolithique, environ 6000 ans après l’engloutissement, sous les eaux du déluge, de la civilisation du renne. Des changements climatiques interviennent, la planète à nouveau se réchauffe, les glaciers fondent et les eaux montent.
Quand enfin de nouvelles conditions climatiques se stabilisent et que renaît la civilisation, c’est sous une autre forme. Celle du chasseur de renne est morte à jamais. Nous sommes au néolithique, l’homme est plus agriculteur que chasseur. Graines et animaux sont domestiqués, les tribus reconstituées se sédentarisent, les premières grandes cités apparaissent au Moyen-Orient et en Anatolie.
Voici surgir l'aube d’une nouvelle civilisation, “ glacée par une industrie plus positive, une vie moins puissante, une religion déjà détournée de la source naturelle », nous dit Elie Faure. “ Une civilisation à tendance scientifique prédominante ”, n'est-ce pas déjà la nôtre ?
Les belles formes mouvantes peintes sur les parois des cavernes du paléolithique disparaissent à jamais. Dans ce monde de la pierre polie qui succède à celui de la pierre simplement éclatée déjà se profile le rationalisme du futur âge industriel. Il y a comme une marque de réprobation et probablement d’interdiction religieuse dans ce tabou vis-à-vis des formes humaines et animales. La religion nouvelle, outre à faire naitre autant de dieux que d'hommes, se base sur l'astronomie davantage que sur la vie. L'esprit est tout, la forme dédaignée, avant d'être maudite parce qu'on y voit quelque « mauvais esprit » ou « mauvais œil », obstacle à la libération morale à venir au cours des millénaires jusqu'à nous, héritiers directs du néolithique.
Mais bien sûr, moi, je veux en savoir plus sur les pratiques religieuses des hommes du néolithique!!! « Une silhouette de mammouth à demi effacée sur la paroi d’une caverne nous en dit plus sur l’esprit de l’homme qui l’y a gravée en quelques heures, qu’une plaine couverte de mégalithes sur des foules qui ont mis des siècles à les dresser », dira Elie Faure.
Cette période prend fin avec l'apparition de la métallurgie et l'âge du bronze. Au Proche-Orient, cela coïncide avec l'invention de l'écriture et la fin de la préhistoire.
Voir aussi
- Site Clovis, aux États-Unis, où l'on a retrouvé des outils néolithiques.
- Le Tableau synoptique des principales cultures préhistoriques du Vieux Monde
- Travois
Lien externe
- [http://perso.wanadoo.fr/atil/atil/neolith.htm Un site sur les populations et les langues durant la période néolithique]
Catégorie:Préhistoire
Catégorie:Néolithique
1865Catégorie:1865
Cette page concerne l'année 1865 du calendrier grégorien.
Événements
- Du 4 au 11 octobre : Entrevue de Biarritz entre le chancelier Bismarck et Napoléon III qui soutiendra la politique anti-autrichienne de la Prusse.
- Début du ministère libéral John Russell, Premier ministre du Royaume-Uni, (fin en 1866).
- La ville de Florence devient la capitale du royaume d'Italie, jusqu'à l'intégration de Rome dans le royaume en 1870.
- Union douanière entre la France et la principauté de Monaco.
- Après le décès, en mars, du duc de Morny, demi frère de Napoléon III et président du corps législatif, l'influence de l'impératrice Eugénie devient prépondérante.
- 3 mai : Début d'une longue visite de Napoléon III en Algérie, pendant laquelle l'impératrice Eugénie devient régente.
- 21 juin : La loi Duruy institue un enseignement secondaire spécial, intermédiaire entre l'école primaire et les études secondaires classiques.
- Le phylloxéra, maladie de la vigne, arrive d'Amérique en France.
- Le comte Alexandre Walewski, fils de Napoléon Ier, devient président du Corps Législatif.
- Faidherbe n'est plus gouverneur du Sénégal.
- Épidémie de typhus à la Réunion.
Amériques
Amérique du Nord
- 9 avril : La défaite du général sudiste Robert Edward Lee marque la fin de la guerre de Sécession (début en 1861).
- Début de la présidence républicaine d'Andrew Johnson aux États-Unis (fin en 1869).
- L'esclavage est aboli aux États-Unis par le treizième amendement à la constitution.
- Fondation du Ku Klux Klan.
- En février : Siège d'Oaxaca, dirigé par le maréchal Bazaine, et par lequel il obtient la reddition du chef mexicain Porfirio Diaz.
- 3 octobre : Le maréchal Bazaine fait endosser par l'archiduc Maximilien un décret condamnant à la peine de mort, dans les 24 heures, les défenseurs de la République et leurs complices.
- Octobre : Bataille de Bagdad (Mexique) (fin en janvier 1866).
Asie & monde indien
- Création d'un ministère de l'Instruction publique à Ceylan.
- Famine dans l'état d'Orissa en Inde.
Océanie & Pacifique
- Découverte de nickel en Nouvelle-Calédonie.
- 3 mai : Début d'une longue visite de Napoléon III en Algérie (jusqu'en juin).
- 14 juillet : Sénatus-consulte laissant « le libre choix de la citoyenneté française aux Algériens tout en leur assurant sans condition les droits civils des Français ». Ce texte est considéré comme le plus libéral de la législation coloniale française.
Chronologies thématiques
- Chemins de fer : 1865 dans les chemins de fer
- Sports : 1865 en sport
- Littérature :
- L'écrivain anglais Lewis Carroll écrit Alice au pays des merveilles.
- L'écrivain Jules Verne publie De la Terre à la Lune.
- L'écrivain russe Fedor Dostoïevski publie Crime et Châtiment.
- L'écrivain russe Léon Tolstoï commence à travailler sur Guerre et Paix.
- Le lexicographe Émile Littré publie son dictionnaire.
- Science et techniques :
- John Wesley Hyatt met au point le celluloïd.
- Le physiologiste français Claude Bernard édite son Introduction à l'étude de la médecine expérimentale.
- Le savant français Louis Pasteur publie ses travaux sur l'origine microbienne des maladies.
- Utilisation des premiers chèques en France.
- 31 mai : István Chernel, ornithologue hongrois († 1922).
- 3 juin : George V d'Angleterre
- 13 juin : William Butler Yeats, poète irlandais
- 14 juin : Bernard Lazare, écrivain, journaliste
- 10 juillet : John Gilbert, acteur américain
- 27 août : James Henry Breasted, archéologue
- : Georges Charpy, chimiste, métallurgiste français († 1945)
- 23 septembre : Suzanne Valadon, modèle et peintre française
- 2 novembre : Warren G. Harding, futur président des États-Unis
- 8 décembre : Jean Sibelius, compositeur finlandais
- 30 décembre : Rudyard Kipling, écrivain anglais
- : Paul Dukas, compositeur français
- 19 janvier : à Paris, Pierre-Joseph Proudhon (56 ans), théoricien socialiste, père de l'anarchisme.
- 10 mars : à Paris, duc de Morny, demi-frère de Napoléon III et président du corps législatif.
- 13 avril : Achille Valenciennes, zoologiste français spécialiste des poissons (° 1704).
- 14 avril : Rafael Carrera : président du Guatemala?
- 15 avril : Abraham Lincoln, président des États-Unis.
- 18 avril : Léon Jean Marie Dufour, médecin et naturaliste français (° 1780).
- 25 mai : à Paris, Sainte Sophie (86 ans), fondatrice des Sœurs du Sacré-Cœur en 1800.
- 29 mai : à Paris, Bernard Pierre Magnan (74 ans), maréchal de France, il laisse des dettes considérables.
- 2 septembre : William Rowan Hamilton, mathématicien, physicien et astronome irlandais.
- 25 octobre : Christophe-Alexis-Adrien de Jussieu, homme politique français (° 1802).
- 10 décembre : Léopold Ier de Belgique.
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Préhistorien
Archéologue qui étudie la préhistoire.
Liste de préhistoriens
Angleterre
- Sir John Lubbock, 1er baron d'Avebury.
Liens
Classement encyclopédique
- Sciences humaines
- Archéologie
- Préhistoire
-
John LubbockLubbock, John Lubbock, John
Lubbock, John
Lubbock, John
Sir John Lubbock, 1 baron d'Avebury, né à Londres le 30 avril 1834 et mort le 28 mai 1913, était un préhistorien et un naturaliste anglais, d'un même qu'un banquier et un politicien.
Biographie
Ce fils de Sir John William Lubbock étudia au collège d'Eton dès l'âge de 11 ans pour ensuite se joindre à la banque de son père. Élu deux fois au parlement comme député de Maidstone, il eut une carrière politique influente où il présenta plusieurs projets de réformes, tout en cultivant une passion pour l'anthropologie et les sciences naturelles. Il fut nommé 1 baron d'Avebury en 1900.
Son œuvre écrite eut beaucoup d'influence dans les domaines de l'archéologie et de l'entomologie. Il publia environ vint-cinq livres et plus d'une centaine d'articles scientifiques. Excellent vulgarisateur, il présenta de nombreuses conférences sur des sujets tels que la géologie, l'anthropologie, la biologie et même l'économie. Il porta ses études notamment sur les mœurs de l'homme préhistorique. Dans Les Origines de la Civilisation, il analyse les mœurs de différents peuples pour faire comprendre leurs natures et leurs systèmes sociaux.
Son livre L'homme préhistorique donne de nombreux détails et statistiques sur les populations primitives. Il y présente une vision qui s'inspire de Charles Darwin. Pour appuyer ses opinions, il se sert des découvertes archéologiques faites à travers le monde et de l'analyse des coutumes de sociétés primitives qu'il appelait sauvages modernes et qui vivaient encore en Scandinavie. Il considérait que les cultures préhistoriques faisaient partie du développement humain. Il inventa les mots paléolithique et néolithique pour faire la distinction entre ces deux périodes de l'Âge de la pierre.
Il s'intéressa aussi au comportement des hyménoptères sociaux tels que les fourmis et les abeilles. Son livre Ants, Bees, and Wasps (Des Fourmis, des Abeilles et des Guêpes) y relate ses observations entomologiques.
Il écrit même un livre philosophique et spirituel sur la quête du bonheur où il fait l'éloge des vertus et beautés qui nous entourent, Le bonheur de vivre.
Citations
- Je pense que l'on ne croit pas à l'intelligence des animaux, car l'on essaye toujours de leur transmettre nos idées, au lieu de parvenir à mettre au point un code pour qu'ils nous communiquent les leurs.
- L'important n'est pas tant que l'on devrait enseigner à chaque enfant, mais que l'on devrait donner à chaque enfant le désir d'apprendre.
Sources
# Clark J.F. McDiarmid (1997). “The ants were duly visited” : Making sense of John Lubbock, scientific naturalism and the senses of social insects. British Journal for the History of Science, 30 : 151- 176.
Œuvres
- Lubbock, Sir John, Prehistoric Times. Londres, Williams and Norgate, 1865.
- Lubbock, Sir John, The Origin of Civilisation and the primitive Condition of Man. New York, Appleton and Co., 1871.
- Lubbock, Sir John, Les Origines de la Civilisation, trad. Edmond Barbier. Paris, Germer Baillière, 1873.
- Lubbock, Sir John, L'homme préhistorique, trad. Edmond Barbier. Paris, Germer Baillière, 1876. [http://www.perigord.tm.fr/~pip/cad16315.htm Lire cet ouvrage.]
- Lubbock, Sir John, La Condition primitive de l'Homme, 1870
- Lubbock, Sir John, Ants, Bees, and Wasps. London, Kegan Paul, Trench, Trubner and Co., 1902.
- Lubbock, Sir John, The Pleasures of Life, New York, Macmillan, 2 vol. 1887-89. [http://www.authorama.com/text/pleasures-of-life.html Lire le texte anglais appartenant au domaine public]
- Lubbock, Sir John, Sur les Sens, les Instincts et l'Intelligence des Animaux, 1888
- Lubbock, Sir John, Le bonheur de vivre. 11e éd. fr., Paris, Alcan, 1909.
Bibliographie
- Hutchinson, H.G., Life of Sir John Lubbock, Lord Avebury. London.
- Trigger, B.G., A History of Archeological Thought. Cambridge, Cambridge University Press, 1989.
Liens
Classement encyclopédique
- Sciences humaines
- Archéologie
- Préhistoire
- Préhistoriens
Mésolithique ko:중석기시대
Catégorie:Préhistoire
Le Mésolithique est une période de transition de la Préhistoire qui succède, à la fin du Paléolithique, à l'épipaléolithique il y a 11 000 ans et qui dure jusqu'au Néolithique, entre le VIIIe et le IVe millénaires av. J.-C.
Le Mésolithique est surtout caractérisé par des innovations techniques qui concernent les « armatures microlithiques » en silex. C'est-à-dire que de petits éclats de silex sont de plus en plus employés pour réaliser les outils. Ces éclats sont fixés sur de l'os ou du bois.
Le Mésolithique connaît, entre autres, un développement des armes de jet. L’emploi de l’arc et de la flèche, en particulier, se généralise sur le continent européen. Cela correspond à des changements importants dans la nature du gibier (disparition des grands migrateurs), changements qui s'expliquent par un climat en réchauffement.
L'Europe devient au Mésolithique une région tempérée dans laquelle l'Homme, adapté à un nouvel environnement de forêts, connaît une croissance démographique sans précédent.
Liens externes:
[http://www.membres.lycos.fr/rozoyprehistoire/Travaux/mdviemeso/cadre]
Catégorie:Préhistoire
-
Protohistoire
La Protohistoire s'insère entre la Préhistoire et l'Histoire. C'est la période pendant laquelle une civilisation ne possède pas encore d'écriture mais elle apparaît déjà dans les écrits d'autres civilisations (ex. les grecs parlant des Celtes). En Europe, les Celtes et les Germains sont ainsi considérés comme protohistoriques dès lors que les auteurs grecs et romains parlent d'eux.
Les limites entre la Protohistoire, la Préhistoire et l'Histoire sont alors assez facile à différencier : l'Histoire est le fait d'écrire ; lorsque un peuple n'écrit pas mais que l'on parle de lui, c'est la Protohistoire...
Chronologie
En archéologie, la périodisation est plus difficile à cerner, étant donné que les données recueillies varient considérablement selon la culture, selon la région considérée, ou même selon le système chronologique employé. Ces problèmes de chronologie sont discutés dans l'article sur la Préhistoire.
Pour simplifier, il est possible d'assimiler la Protohistoire aux âges des métaux :
- Âge du cuivre ou Chalcolithique (quoique celui-ci soit discuté et est plutôt généralement rattaché à la Préhistoire. Il est aussi nommé éolithique).
- Âge du bronze
- Âge du fer
Civilisations et peuples
Les civilisations ou les ethnies protohistoriques les mieux connues (celles pour lesquelles la discipline a été forgée) sont les « barbares » européens. En raison de leurs mouvements historiques, de leurs origines protohistoriques et de la formation d'aires culturelles homogènes dès la préhistoire, leur étude empiète sur trois disciplines et couvre les trois ères de l'Histoire humaine.
- Alains
- Bulgares
- Celtes : Gaulois
- Daces
- Germains
- Helvètes
- Huns
- Magyars
- Numides
- Parthes
- Sarmates
- Scythes
- Slaves
- Thraces
-
Métallurgie ko:금속공학 ja:金属工学
La métallurgie est la science des matériaux qui étudie les métaux, leurs élaborations, leurs propriétés, leurs traitements.
Le terme désigne aussi l'industrie chargée de la fabrication des métaux :
- Extraction du minerai
- Recyclage des métaux
- Fonderie (hauts-fourneaux et affinage)
- Fabrication de produit brut par les laminoirs.
- Transformation des produit bruts en produit semi-fini.
- Fabrication de matériel et produit fini pour l'industrie, le bâtiment le transport.
Histoire
L'histoire de la métallurgie est étudiée par l'archéométallurgie. Le premier métal travaillé fut le cuivre. En fait, le cuivre n'était alors considéré que comme un type de bronze. En effet, le mot "cuivre" signifie étymologiquement "bronze de Chypre" de l'endroit où furent créées les premières carrières de cuivre dans l'antiquité et la fin de la préhistoire.
Les hommes commencèrent probablement par travailler le cuivre natif (c'est-à-dire présent naturellement sous forme métallique) par martelage, et ils s'aperçurent sans doute qu'il était plus facile de le travailler lorsqu'il était chauffé (phénomène de recuit : élimination des dislocations par la restructuration et éventuellement recristallisation). Puis, en chauffant de plus en plus, ils s'aperçurent qu'il fondait et que l'on pouvait donc le mouler. Ceci constitua l'Âge du cuivre, vers -4000.
Le premier alliage fut le bronze (alliage de cuivre et d'étain). L'Âge du bronze s'étendit d'environ -2500 à -1000 bien que l'on pensait alors que le cuivre était un type de bronze.
Le cuivre natif étant rare, ils travaillèrent avec des minerais de plus en plus pauvres en cuivre natif, et ils s'aperçurent probablement que le fait de faire chauffer des minerais permettait non seulement d'extraire le cuivre par fusion, mais aussi de « transformer » le minerai en métal (réduction) ; c'est sans doute ainsi que sont nés les bas fourneaux, vers -1200.
Vers -1000 commença l'Âge du fer. Le fer fondant à beaucoup plus haute température que le cuivre (1535 °C contre 1084 °C), la réduction du minerai dans les bas fourneaux donnait une sorte d'éponge (le massiot) que l'on martelait pour la débarasser de ses impuretés. Il est à noter que les premiers à utiliser le fer furent les Hittites.
Dans toute la suite de l'antiquité seuls quelques métaux furent utilisés et pour certains seulement travaillés. Étaient connus l'or, le mercure, le plomb, l'argent et l'étain. Il faudra attendre 1450 et la découverte du bismuth pour voir la découverte d'un nouveau métal et 1735 pour le cobalt, premier métal vraiment utilisé.
L'utilisation de moulins à eau pour assurer le soufflage permit d'atteindre de plus hautes températures. C'est ainsi que vers 1450 en Europe on réalisa la première coulée de fonte avec un haut-fourneau. Mais la sidérurgie connaît son plus fort développement à la fin du , ce qui permit la révolution industrielle. La production en masse d'acier permit la réalisation de machines à vapeur et donc le pompage des eaux dans les mines.
De nos jours, de nombreuses recherches se font sur les traitements appliqués aux métaux plus que sur la préparation de ceux-ci notamment sans passer par des hauts-fourneaux. Par exemple, d'un point de vue biomédical, le titane est biotoléré. Des traitements chimiques ou physiques tels le sablage permettent de le rendre biocompatible et font de lui le métal référence pour les prothèses osseuses.
Liens externes
- [http://www.soudeur.com/ Soudeur.com : Le site portail francophone du soudeur, de la soudure et du soudage]
Voir aussi
- Alliage
- Lingot
- Tôle
- Corrosion
- Cristallographie
- Cristallite
- Ductilité
- Mécanique des milieux continus
- Métallurgie des poudres
- Sidérurgie
Catégorie:Métallurgie
Catégorie:Mécanique
Nomadisme
Catégorie:Société
Le nomadisme est un mode de production économique, un mode de peuplement et par conséquent un mode de vie. La quête de nourriture motive les déplacements des hommes : une économie de cueillette et de chasse peut en être à l'origine, mais les plus grandes sociétés nomades pratiquent l'élevage pastoral, où la recherche de pâturages et le déplacement des animaux fondent la mobilité des hommes. L'humanité a vécu à l'état nomade durant tout le paléolithique, le mésolithique durant lequel elle est devenue peu à peu semi-nomade pour commencer à se sédentariser durant le néolithique.
Le nomadisme est souvent associé à une organisation sociale de type tribal ou à ce que les anthropologues appellent "une société segmentaire" c'est-à-dire une société structurée en lignages, clans, tribus et éventuellement confédérations tribales : de nos jours, seul ce type de sociétés pratique une économie nomade ou semi-nomade.
Les peuples du désert que sont les Bédouins et les Touaregs ou ceux des steppes d'Asie centrale pratiquent encore ce mode de vie, guère adapté au système économique actuel, même si les états qu'ils traversent tentent le plus souvent de les sédentariser.
De nombreux groupes du peuple Tzigane pratiquent également ce mode de vie, et d'autres groupes humains l'ont pratiqué dans un passé relativement récent et le pratiquent encore. Pour cela, les tziganes utilisent en général des roulottes
En outre, les grandes transhumances estivales du monde moderne durant lesquelles les deux-tiers de l'Europe contemporaine se déplacent pour plusieurs semaines par an d'un bout à l'autre de l'Europe relève du mode de vie nomade; celui-ci faisant partie intégrante de la vie humaine.
antonymie
- sédentaire
Voir aussi
- Gens du voyage
MétalCatégorie:Composé minéral Catégorie:Métallurgie
Un métal est un élément chimique qui peut former des liaisons métalliques et perdre des électrons pour former des cations (ions positifs) (et des liaisons ioniques dans le cas des alcalins). Les métaux sont un des trois groupes d'éléments distingués par leurs propriétés d'ionisation et de liaison chimique ; les deux autres sont les métalloïdes et les non-métaux.
Bien que les métaux puissent être définis par leurs propriétés physico-chimiques (voir plus loin), il est également possible de les catégoriser en employant une caractérisation de leur structure de bande : les métaux possédent des bandes de valence et de conduction qui se recouvrent. Cette définition permet d'intégrer à la catégorie des métaux les polymères métalliques et autres composés organo-métalliques. Ce n'est cependant pas un critère toujours suffisant. Par exemple, le carbone n'est pas un métal mais il possède une phase nommée graphite (c'est d'ailleurs sa phase alpha) qui correspond à cette définition.
Les métaux dans le tableau périodique
Dans le tableau périodique des éléments la diagonale partant du bore (B) et allant jusqu'au polonium (Po) sépare les éléments métalliques (en bas à gauche) des éléments non métalliques (en haut à droite). Les éléments placés sur cette ligne sont des métalloïdes.
De plus, le caractère métallique des éléments d'une même colonne augmente avec le nombre d'électrons (c'est à dire lorsque l'on descend dans le tableau). Par exemple, le carbone-diamant (Z=6) est un isolant, le silicium (Z=14) est un semi-conducteur et l'étain (Z=50) est un métal.
Propriétés physico-chimiques
Les métaux sont en général des solides cristallins ; le mercure est toutefois une exception notable puisqu'il est le seul métal à l'état liquide dans les conditions normales (20 °C sous pression atmosphérique). Ils sont en général malléables et ductiles (on peut les déformer par exemple en les étirant ou en les martelant), ils conduisent bien la chaleur et l'électricité (mais pas tous), et ils reflètent la lumière (éclat métallique) sauf lorsqu'ils se recouvrent d'oxyde (corrosion). La plupart du temps, les métaux sont extraits sous forme minérale plus ou moins cristallisée (cristal) dans leurs minerais et presque toujours combinés à un ou plusieurs autres atomes. Ils sont souvent présents à l'état naturel sous forme d'oxyde, dans des minerais : bauxite pour l'aluminium, hématite pour le fer, ilménite ou rutile pour le titane... Il est à noter que l'ilménite, principal minerai du titane est un oxyde mixte de titane et de fer (pourcentage des deux métaux entre 30 et 70%). D'autres peuvent se présenter sous forme de sulfures pyrite pour le fer ou de sulfates voire même sous forme plus compliquées et même sous plusieurs formes différentes comme on l'a vu pour le fer. Certains métaux sont présents à l'état non-oxydé, comme les métaux précieux (or, platine) ou bien dans des roches d'origine météoritique (nickel-fer). On les appelle alors natifs.
Propriétés électriques
Les métaux conduisent généralement bien l'électricité. En tête l'or, le cuivre et l'argent. C'est d'ailleurs uniquement du point de vue du coût que le cuivre fut utilisé pour les cables électriques car l'or est meilleur conducteur.
La conduction électrique dans les métaux peut être analysée de manière microscopique ou macroscopique .
D'un point de vue microscopique, la principale raison vient de la liaison métallique. Les atomes métalliques forment des structures 2D ou 3D qui se répètent, appelées mailles. A l'intérieur, des électrons à peu près libres circulent entourés des atomes dont ils sont issus. C'est ce mouvement électronique qui est responsable de la bonne conduction et plus ces électrons sont libres plus le métal est bon conducteur. Ces électrons plus ou moins libres sont appelés "électrons de conduction".
D'un point de vue macroscopique, c'est la théorie des bandes d'énergie qui fournit la réponse. En effet, dans les métaux la bande d'énergie la plus haute occupée et la plus basse vacante se chevauchent, tout du moins se touchent. Il faut ainsi peu d'énergie pour exciter un métal et plus il est facile de l'exciter plus un métal pourra céder un atome meilleur conducteur il sera!
Propriétés optiques
Propriétés magnétiques
Astronomie
On appelle métaux les produits de réaction qui ont lieu au cœur des étoiles, ce qui signifie que, astronomiquement parlant, tous les éléments sauf l'hydrogène sont des métaux.
(bien que sous certaines conditions de température et de pression l'hydrogène peut avoir un comportement métallique)
Liste des principaux métaux
- aluminium (Al)
- argent (Ag, métal précieux)
- cuivre (Cu)
- étain (Sn, du latin stanium)
- fer (Fe)
- mercure (Hg, du latin hydragyrium la planète Mercure))
- nickel (Ni)
- or (Au, métal précieux, du latin aureum)
- platine (Pt, métal précieux)
- plomb (Pb)
- titane (Ti)
- zinc (Zn)
Les mélanges de métaux forment des alliages, comme l'acier (alliage fer-carbone), les alliages de cuivre (bronze, laiton), les amalgames (alliages de mercure)...
Beaucoup de métaux sont toxiques directement ou par l'intermédiaire de leurs composés, en particulier les métaux lourds (plomb, mercure...).
Voir aussi
- métallurgie
Liens externes
- [http://www.sfc.fr/Donnees/metaux/ssmetaux.htm Base de donnée] de la Société Française de Chimie (SFC)
ja:金属
ko:금속
simple:Metal
th:โลหะ
Métallurgie ko:금속공학 ja:金属工学
La métallurgie est la science des matériaux qui étudie les métaux, leurs élaborations, leurs propriétés, leurs traitements.
Le terme désigne aussi l'industrie chargée de la fabrication des métaux :
- Extraction du minerai
- Recyclage des métaux
- Fonderie (hauts-fourneaux et affinage)
- Fabrication de produit brut par les laminoirs.
- Transformation des produit bruts en produit semi-fini.
- Fabrication de matériel et produit fini pour l'industrie, le bâtiment le transport.
Histoire
L'histoire de la métallurgie est étudiée par l'archéométallurgie. Le premier métal travaillé fut le cuivre. En fait, le cuivre n'était alors considéré que comme un type de bronze. En effet, le mot "cuivre" signifie étymologiquement "bronze de Chypre" de l'endroit où furent créées les premières carrières de cuivre dans l'antiquité et la fin de la préhistoire.
Les hommes commencèrent probablement par travailler le cuivre natif (c'est-à-dire présent naturellement sous forme métallique) par martelage, et ils s'aperçurent sans doute qu'il était plus facile de le travailler lorsqu'il était chauffé (phénomène de recuit : élimination des dislocations par la restructuration et éventuellement recristallisation). Puis, en chauffant de plus en plus, ils s'aperçurent qu'il fondait et que l'on pouvait donc le mouler. Ceci constitua l'Âge du cuivre, vers -4000.
Le premier alliage fut le bronze (alliage de cuivre et d'étain). L'Âge du bronze s'étendit d'environ -2500 à -1000 bien que l'on pensait alors que le cuivre était un type de bronze.
Le cuivre natif étant rare, ils travaillèrent avec des minerais de plus en plus pauvres en cuivre natif, et ils s'aperçurent probablement que le fait de faire chauffer des minerais permettait non seulement d'extraire le cuivre par fusion, mais aussi de « transformer » le minerai en métal (réduction) ; c'est sans doute ainsi que sont nés les bas fourneaux, vers -1200.
Vers -1000 commença l'Âge du fer. Le fer fondant à beaucoup plus haute température que le cuivre (1535 °C contre 1084 °C), la réduction du minerai dans les bas fourneaux donnait une sorte d'éponge (le massiot) que l'on martelait pour la débarasser de ses impuretés. Il est à noter que les premiers à utiliser le fer furent les Hittites.
Dans toute la suite de l'antiquité seuls quelques métaux furent utilisés et pour certains seulement travaillés. Étaient connus l'or, le mercure, le plomb, l'argent et l'étain. Il faudra attendre 1450 et la découverte du bismuth pour voir la découverte d'un nouveau métal et 1735 pour le cobalt, premier métal vraiment utilisé.
L'utilisation de moulins à eau pour assurer le soufflage permit d'atteindre de plus hautes températures. C'est ainsi que vers 1450 en Europe on réalisa la première coulée de fonte avec un haut-fourneau. Mais la sidérurgie connaît son plus fort développement à la fin du , ce qui permit la révolution industrielle. La production en masse d'acier permit la réalisation de machines à vapeur et donc le pompage des eaux dans les mines.
De nos jours, de nombreuses recherches se font sur les traitements appliqués aux métaux plus que sur la préparation de ceux-ci notamment sans passer par des hauts-fourneaux. Par exemple, d'un point de vue biomédical, le titane est biotoléré. Des traitements chimiques ou physiques tels le sablage permettent de le rendre biocompatible et font de lui le métal référence pour les prothèses osseuses.
Liens externes
- [http://www.soudeur.com/ Soudeur.com : Le site portail francophone du soudeur, de la soudure et du soudage]
Voir aussi
- Alliage
- Lingot
- Tôle
- Corrosion
- Cristallographie
- Cristallite
- Ductilité
- Mécanique des milieux continus
- Métallurgie des poudres
- Sidérurgie
Catégorie:Métallurgie
Catégorie:Mécanique
BronzeLe bronze est le nom générique des alliages de cuivre et d'étain.
Les bronzes sont normalement composés de plus de 60% de cuivre et contiennent en outre des proportions variables d'aluminium, plomb, béryllium, manganèse et tungstène, accessoirement du silicium et du phosphore, mais pas de zinc en quantité notable (ne pas confondre avec le laiton).
Leurs caractéristiques principales sont une bonne résistance à l'usure et à la corrosion et une bonne conductivité électrique. On les utilise souvent comme matériau de frottement en face de l'acier.
Ces alliages ont été pour la première fois utilisés pendant l'Âge du bronze pour fabriquer des outils, des armes et des armures plus robustes et résistants que leurs prédécesseurs en cuivre ou en pierre. Pendant l'âge de bronze, de l'arsenic était souvent ajouté au bronze (principalement sous forme d'impuretés) ce qui en augmentait la dureté.
Les alliages
A part quelques exception, les bronzes contiennent entre trois et vingt pour cent d'étain.
Les bronzes binaires cuivre-étain
Les alliages de cette famille ne contiennent que du cuivre et de l'étain. On distingue deux types basés sur les phases :
- les bronzes ne contenant que de la phase alpha (α) : jusqu'à environ 16% d'étain
- les bronzes contenant de la phase alpha (α) et delta (δ).
Les premiers sont des alliages pour corroyage. Leurs caractéristiques mécaniques augmentent avec le taux de corroyage et avec la teneur en étain. Les deuxièmes sont des alliages de fonderie.
Les bronzes utilisés pour la fabrication des cloches contiennent entre 20 et 25 % d'étain. C'est la phase delta qui donne la sonorité. Cette phase est dure.
Les bronzes à miroir sont composés de 30 à 35% d'étain.
Les bronzes avec éléments d'addition
Dans certains alliages on ajoute : du phosphore, du zinc, du plomb.
Le phosphore permet d'augmenter les caractéristiques mécaniques. Le zinc augmente la coulabilité ainsi que la malléabilité de l'alliage. Le plomb (jusqu' 6%) permet une meilleure usinabilité. Les bronzes utilisés pour les pièces de frottement peuvent contenir jusqu'à 30% de plomb.
Symbolique
Les noces de bronze symbolisent les 22 ans de mariage dans le folklore français.
Voir aussi
- Âge du bronze
- Bronze d'art
- Matériau
- Bronze, rivière de la Haute-Savoie, affluent de l'Arve.
Catégorie:Alliage
ja:青銅
ko:청동
Néolithique ko:신석기 시대
Le Néolithique (Âge de la pierre polie ou Âge de la pierre nouvelle), terme inventé en 1865 par le préhistorien John Lubbock, est la dernière période de la préhistoire et la plus courte. Il succède au Mésolithique, dont il est séparé par la "révolution néolithique", qui introduit de nombreux changements dans les modes de vie humains : sédentarisation le plus souvent, introduction de l'élevage et de l'agriculture.
Selon les régions, le néolithique débute à des périodes différentes ; dans les premières régions touchées, il commence il y a 10 000 ans et coïncide avec la fin de la dernière glaciation. Il se termine avec la protohistoire, soit au moment de l'invention de la métallurgie pour les premiers peuples avant l'invention de l'écriture, ou avec la description des peuples néolithiques par des cultures connaissant l'écriture. On peut donc dire que le néolithique n'a pris fin partout que fort récemment avec l'entrée des dernières peuplades isolées dans l'histoire.
Le néolithique marque un véritable changement en ce sens qu'il est le commencement du contrôle par l'Homme de son environnement là où, auparavant il était dépendant de ressources alimentaires indépendantes de sa volonté. Cette révolution a permis l'explosion démographique humaine qui se poursuit encore aujourd'hui. En effet, devenu maître de son alimentation, l'Homme a pu devenir une espèce dominante.
On a pu parler de Révolution néolithique pour ce passage du nomadisme à la sédentarisation, le début du travail des métaux comme le cuivre, puis la métallurgie avec le bronze, ainsi que de nouvelles techniques agricoles. Ce terme, coïncidant avec changement radical de l'humanité et de ses activités, est assez ambitieux. Il ne prend guère en considération l'évolution chaotique et assez mal connue du mésolithique. Elle se caractérise par une série d'inventions et de changements. Le terme a été proposé en 1920 par l'Australien Vere_Gordon_Childe. Cela tend à souligner une des étapes majeures de l'aventure humaine, comme la domestication du feu ou la Révolution industrielle.
Progrès techniques
Pierre polie
La taille de la pierre se perfectionne, et le polissage est inventé : il permet d'obtenir des outils plus fins et plus efficaces. Toute une variété de nouveaux outils plus fins sont inventés à cette époque.
Pour plus de détails sur l'outillage et le néolithique dans les différentes régions du monde, voir l'article néolithique.
Âge des métaux
Une autre évolution est d'outils en métal, dans une période parfois différenciée sous le nom de chalcolithique. Il ne s'agit au départ que de cuivre utilisé à l'état natif, simplement martelé pour lui donner une forme : à ce stade, on l'utilise plus comme une pierre malléable que comme un métal. Les techniques de transformation du cuivre évolueront par la suite, et l'on passera réellement alors à l'âge du fer.
Invention de la céramique
L'invention de la céramique est une étape majeure de développement des techniques humaines : la céramique (un matériau tiré de la terre cuite) est en effet le premier matériau transformé par la femme, tout comme la domestication des plantes, dont la transformation est irréversible. En effet, on ne peut pas obtenir de nouvelle argile à partir d'une terre cuite, car la structure moléculaire en a été irrémédiablement modifiée, alors que la pierre taillée reste du silex, et que les outils en métal, même des alliages, peuvent à nouveau fournir les métaux qui les constituent.
Elle fut inventée probablement à Jarmo, dans le Kurdistan Irakien, vers 5400 av. J.-C., au même moment qu'en Anatolie.
C'est le principal changement de la période, par toute une série de bouleversements qu'il occasionne par la suite. À partir de 8000 av. J.-C., les hommes abandonnent leur économie de chasse et de cueillette et commencent à semer et à récolter des graines : le choix se fixe rapidement sur quelques céréales accompagnées de légumineuses. Chaque région collecte d'abord des plantes indigènes, puis les sème : mil au Sahara, orge et engrain, une variété de blé au Moyen-Orient, le millet Setaria italica dans le bassin du Fleuve Jaune et le riz dans le bassin du Fleuve Bleu en Chine, plantes à tubercule en Asie du Sud-Est, sorgho au Sahel, etc. Le changement climatique qui intervient à cette période (fin des glaciations) favorise la croissance des plantes, et la réussite de cette stratégie de subsistance. La chasse et la pêche sont cependant encore longtemps utilisées parallèlement à la culture et à l'élevage.
À la même période, les animaux commencent à être domestiqués, pour leur viande, mais aussi pour leur force de travail (comme animaux de trait, de bât, de selle) et leurs productions complémentaires : lait, laine, cuir. De la même façon, après différents essais, le choix se porte sur quelques espèces, les plus dociles : mouton possible dès 9000 av. J.-C. au Zagros, cochon vers 6500 av. J.-C. en Anatolie, Europe balkanique, Crimée et Mésopotamie, oiseaux de basse cour, et de façon plus limitée, chèvre et âne. Mais là encore, l'élevage peut se développer dans une société de chasseur-cueilleur : le chien est ainsi domestiqué 10 000 ans av. J.-C. en Europe du Nord-Ouest, le cheval en Ukraine 4000 ans av. J.-C.
Bouleversements de la société
Sédentarisation et apparition des premières villes
La découverte de l'agriculture n'entraîne pas toujours la sédentarisation complète, celle-ci ayant même pu précéder l'invention de l'agriculture dans de nombreux cas, lorsque l'environnement apportait une subsistance suffisante tout au long des saisons : bords de rivières ou de lacs, rivages maritimes. L'agriculture impose de se fixer au moins quelques mois, le temps de récolter, au même endroit. Le plus souvent, c'est quelques années, le temps que la terre s'épuise. Il existe ainsi le cas des communautés d'agriculteurs nomades, qui ne restent que le temps d'une récolte sur un territoire donné : il en subsiste encore en Inde et en Amazonie.
Des constructions durables apparaissent avec cette fixation des communautés humaines, en torchis et en pierre, remplaçant les huttes de peaux des chasseurs-cueilleurs. Les premières cités humaines sont construites dans des marécages, près des lacs ou des cours d'eau, ce sont les cités lacustres.
Quand ces constructions se regroupent, naît alors le village. Quand le village est suffisamment durable et grand, c'est une ville : la première serait Jéricho, il y a 9000 ans, peu de temps avant Jarmo et Khirotikia, à Chypre. L'agglomération de Çatal Hüyük, en Turquie, est l'exemple le plus éclatant d'une sédentarisation aboutie : ville de 12 hectares, maisons à un étage en briques crues, toits en terrasses, peintures murales, il y a environ 8500 ans.
Apparition des États
La gestion des travaux de la terre faits en commun, celle des réserves de grain, la direction de la défense du territoire contre les voisins dans un monde devenu trop plein, tout ceci conduit à l'apparition d'administrations et d'États.
Changement de la religion et des rapports sociaux
Bien que dans ces domaines, il faille rester prudent devant l'absence de sources écrites, et d'autant plus qu'on ignore beaucoup du mésolithique, il semble que les bouleversements survenus et attestés au néolithique se propagent aussi dans ces domaines.
La territorialité renforcée provoque des tensions, et accroît le rôle de la force musculaire de l'homme qui la défend. La compréhension des mécanismes de fécondation font intervenir le mâle ; ceci se dénote sous forme mythique, par l'exemple du labour de la terre, assimilé à un rapport sexuel (ceci se fait jour dans l'œuvre d'Hésiode, notamment les Travaux et les jours), ou par le biais de l'élevage. La place de la feminité dans le culte de la fécondité s'en trouve restreinte, et le sens de la religion modifié, provoquant l'apparition de nouvelles divinités. La place et le rôle omnipotent ou presque de la féminité et de la masculinité, au point de rendre cette dernière prépondérante. Le rôle de la femme de gardienne du feu, c'est-à-dire du foyer, devient moins important ; l'importance de la fécondité féminine diminue, au profit de la force et du rôle fertilisant du mâle. Dieux-rois et dieux tout-court apparaissent, se substituant aux deux cultes, primordiaux semble-t-il, de la déesse-mère, la « grande déesse », symbolisée par les nombreuses Vénus et en particulier par la Vénus aurignacienne que l'on retrouve présente de l'Atlantique à l'Oural durant tout le paléolithique, d'une part, et le Maitre des animaux.
L'art
Le passage du paléolithique au néolithique nous est raconté, du point de vue artistique, par un des plus grands auteurs d'histoire de l'art, Elie Faure. « Au début, tout, pour le primitif, est naturel, et le surnaturel n’apparaît qu’avec le savoir.” nous dit-il.
Mais la religion estompe l'art pour établir sa supériorité. C’est sans doute ce qui arrivera au néolithique, environ 6000 ans après l’engloutissement, sous les eaux du déluge, de la civilisation du renne. Des changements climatiques interviennent, la planète à nouveau se réchauffe, les glaciers fondent et les eaux montent.
Quand enfin de nouvelles conditions climatiques se stabilisent et que renaît la civilisation, c’est sous une autre forme. Celle du chasseur de renne est morte à jamais. Nous sommes au néolithique, l’homme est plus agriculteur que chasseur. Graines et animaux sont domestiqués, les tribus reconstituées se sédentarisent, les premières grandes cités apparaissent au Moyen-Orient et en Anatolie.
Voici surgir l'aube d’une nouvelle civilisation, “ glacée par une industrie plus positive, une vie moins puissante, une religion déjà détournée de la source naturelle », nous dit Elie Faure. “ Une civilisation à tendance scientifique prédominante ”, n'est-ce pas déjà la nôtre ?
Les belles formes mouvantes peintes sur les parois des cavernes du paléolithique disparaissent à jamais. Dans ce monde de la pierre polie qui succède à celui de la pierre simplement éclatée déjà se profile le rationalisme du futur âge industriel. Il y a comme une marque de réprobation et probablement d’interdiction religieuse dans ce tabou vis-à-vis des formes humaines et animales. La religion nouvelle, outre à faire naitre autant de dieux que d'hommes, se base sur l'astronomie davantage que sur la vie. L'esprit est tout, la forme dédaignée, avant d'être maudite parce qu'on y voit quelque « mauvais esprit » ou « mauvais œil », obstacle à la libération morale à venir au cours des millénaires jusqu'à nous, héritiers directs du néolithique.
Mais bien sûr, moi, je veux en savoir plus sur les pratiques religieuses des hommes du néolithique!!! « Une silhouette de mammouth à demi effacée sur la paroi d’une caverne nous en dit plus sur l’esprit de l’homme qui l’y a gravée en quelques heures, qu’une plaine couverte de mégalithes sur des foules qui ont mis des siècles à les dresser », dira Elie Faure.
Cette période prend fin avec l'apparition de la métallurgie et l'âge du bronze. Au Proche-Orient, cela coïncide avec l'invention de l'écriture et la fin de la préhistoire.
Voir aussi
- Site Clovis, aux États-Unis, où l'on a retrouvé des outils néolithiques.
- Le Tableau synoptique des principales cultures préhistoriques du Vieux Monde
- Travois
Lien externe
- [http://perso.wanadoo.fr/atil/atil/neolith.htm Un site sur les populations et les langues durant la période néolithique]
Catégorie:Préhistoire
Catégorie:Néolithique
ChalcolithiqueCatégorie:Préhistoire Catégorie:Néolithique
Le nom Chalcolithique a été forgé par les préhistoriens à partir des racines grecques khalkos (cuivre) et lithos (pierre). Ainsi, le chalcolithique désigne la « période où un outillage principalement en pierre peut être complété par des objets en cuivre », ce qui est caractéristique, en archéologie, de certaines cultures ayant existé à la fin du Néolithique ou au début de l'Âge du bronze (vers -2300 à -1800 en Europe occidentale).
Parfois utilisé dans un sens chronologique, le chalcolithique désigne alors un improbable « âge du cuivre », ce que dément formellement la juxtaposition de cultures contemporaines chalcolithiques, néolithiques et du bronze ancien sur des territoires voisins, notamment en France. Les archéologues italiens préfèrent quant à eux désigner l'équivalent sous le nom d' « énéolithique ».
Voir aussi
- Âge du cuivre
Bibliographie
- Dictionnaire de la Préhistoire, sous la direction d'A. Leroi-Gourhan, Paris, 1994.
ko:순동기 시대
Terre cuiteLa terre cuite est un matériau de construction obtenu par la cuisson d'argile (ou glaise). On s'en sert en poterie, pour la construction de briques et pour la sculpture. C'est le plus ancien matériau artificiel de construction. À la fin de l'âge de la pierre, les hommes fabriquaient déjà des cruches, des plats, des urnes en argile cuite au four. Au cours des V et IV millénaires avant Jésus-Christ, ce matériau fait son apparition au nord des Alpes alors qu'il est déjà généralisé dans tout le proche Orient.
Après avoir connu un grand essor durant la civilisation romaine, la terre cuite subit une longue éclipse à partir de l'effondrement du système économique et politique romain, pour ne réapparaître qu'à l'époque Romane. Après la révolution industrielle, la brique devient le matériaux principal utilisé pour la construction des fabriques et de l'habitation. La brique de terre cuite a été utilisée depuis longtemps partout dans le monde, mais elle est, malheureusement très rarement exploitée au maximum de ses innombrables potentialités formelles.
catégorie:matériaucatégorie:céramique
Silex
Un silex est une roche sédimentaire siliceuse très dure constituée de calcédoine presque pure.
Gisements
Les silex peuvent se trouver comme accidents siliceux dans la craie sous forme de rognons.
Utilisation
Le silex a été utilisé pendant la Préhistoire pour la fabrication d'outils et d'armes, du fait de leur propriété de se casser en formant des arêtes tranchantes (cassure conchoïdale).
Frappés contre une roche riche en fer ou contre un morceau d’acier, les silex produisent des étincelles.
catégorie:roche sédimentaire catégorie:sédimentologie
ja:燧石
ko:플린트
Irak
|- valign="top"
| Capitale || Bagdad
|- valign="top"
| Président Premier ministre
| Jalal Talabani Ibrahim al-Jaafari
|{{{{{{{{{{commons|Iraq|l'Iraq{wikitravel|l'Irak|Irak{fr{ar{en{ar{en{en{en{en{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{Pays d'Asie{Ligue arabe{lien AdQ|sv{lien AdQ|ja
Anatolie! Catégorie:Géographie de la Turquie Catégorie:Péninsule Catégorie:Région d'Asie
L’Anatolie (ανατολη, Soleil levant en grec, anadolu en turc) est le nom donné dans l’Antiquité à la péninsule de l’extrémité occidentale de l’Asie, c’est-à-dire une grande partie (96 %) de la Turquie. Dans l’Antiquité, elle était nommée Asie mineure par les Grecs et les Romains.
Elle désigne aujourd’hui la partie asiatique de la Turquie, par opposition à la Thrace.
En raison de son emplacement stratégique à l’intersection de l’Asie et de l’Europe, l’Anatolie a vu s’épanouir plusieurs civilisations et ce dès la préhistoire.
Parmi les sites néolithiques on peut citer : Çatal Hüyük, Cayönü, Nevali Cori, Hacilar, Göbekli Tepe et Mersin.
L’occupation du site mythique de Troie, situé à l’ouest de l’Anatolie, débute aussi pendant le néolithique.
Parmi les civilisations et les peuples qui se sont installés ou ont conquis l’Anatolie, il convient de citer : les Hittites, les Phrygiens, les Perses, les Celtes (Galates), les Grecs, les Arméniens, les Romains, les Goths, les Byzantins et les Ottomans.
Ces peuples sont d’origines ethniques et linguistiques très diverses, ce qui se ressent dans le patchwork linguistique qui s’est succédé dans la région. Ainsi, au début de la période historique, les Anatoliens parlaient non seulement des langues indo-européennes et sémitiques, mais aussi de nombreuses langues isolées et difficiles à rattacher à des familles.
Certains auteurs ont proposé l’Anatolie comme foyer originel des langues indo-européennes hittites et louvite, et source du rayonnement de celles-ci. D’autres auteurs ont proposé une origine anatolienne aux Étrusques de l’Italie antique. Ces deux positions sont fortement contestées et minoritaires.
La plus importante des civilisations qui s’y développa fut celle des Hittites (de -1900 à -1200).
Au , la péninsule fut conquise par les Ottomans et rattachée à l’Empire ottoman jusqu’à la proclamation de la République de Turquie en 1923.
Aujourd’hui une grande partie des habitants y parlent le turc et on y trouve encore une importante communauté kurde, majoritaire dans le sud-est de la région, près des frontières avec l’Iran et l’Irak.
Voir aussi
- Langue anatolienne
- Phrygie
- Empire byzantin
- Empire ottoman
ja:アナトリア半島
ko:소아시아
simple:Asia Minor
th:อนาโตเลีย
Agriculture ko:농업 ja:農業 simple:Agriculture
L'agriculture (du latin agricultura) est l'ensemble des activités économiques ayant principalement pour objet la culture des terres, et d'une manière générale « l'ensemble des travaux transformant le milieu naturel pour la production de végétaux et d'animaux utiles à l'Homme ».
Dans le domaine de l'économie agricole, l'agriculture est définie comme l'ensemble des activités dont la fonction est de produire un revenu financier à partir de l'exploitation de la terre (cultures), des forêts (foresterie), des produit de la mer, lacs et rivières (aquaculture, pêche), des animaux de ferme (élevage) et des animaux sauvages (chasse).
L'homme, est devenu culturellement omnivore il y a environ 3 millions d'années et a vécu de la chasse, de la pêche et de la cueillette pendant des milliers d'années. Si la collecte de graines sauvages a commencé il y a 23000 ans en Israël, l'agriculture proprement dite est apparue entre le VIe et le Ier millénaire avant J.-C. Elle a ensuite profondément évolué au cours des siècles, grâce à son adaptation aux conditions naturelles, à la mise au point de nouvelles techniques agricoles (la houe, la herse) et nouveaux produits chimiques (les engrais minéraux, les produits phytosanitaires), et à l'introduction de variétés améliorées (voir amélioration des plantes).
L'agriculture diffère de l'agronomie, laquelle représente l'ensemble des connaissances scientifiques, économiques et sociales auxquelles il est fait appel pour comprendre l'agriculture dans toutes ses dimensions.
agronomie
Production agricole
Les différents types de production agricoles
L'objectif de l'activité agricole est essentiellement d'assurer la sécurité alimentaire des humains et des animaux d'élevage. Toutefois, l'agriculture produit également un nombre important de produits tels que des peaux d'animaux, des engrais, des produits destinés à l'industrie (éthanol, fécule), des fibres (coton, lin, laine, chanvre), des plantes vertes et fleurs, du bois.
Il est fréquent de distinguer par le mot culture les activités portant uniquement sur les végétaux, et par le mot élevage les activités concernant les animaux.
Les productions végétales sont souvent divisées en grands groupes, telles que les grandes cultures (blé, maïs, betterave, riz, soja), le maraîchage (production des légumes), l'arboriculture fruitière, la viticulture (production du raisin), la sylviculture et l'horticulture.
Les productions animales consistent à élever des animaux, soit pour la consommation directe (viande), soit pour leurs produits (lait, œufs, laine, etc.). Les exploitations agricoles peuvent par exemple orienter leur production vers les bovins, les porcins, les ovins/caprins ou les granivores.
Les bœufs, veaux, cochons, poulets, lapins, chevaux, agneaux, canards, dindes, oies, escargots constituent des animaux directement utilisés pour l'alimentation humaine ou animale. Le miel, le lait et les produits laitiers, le foie gras, la soie, la laine sont des produits secondaires issus de l'élevage.
Dans les pays développés, la délimitation précise de ce qui entre dans le champ de l'agriculture conduit à de nombreuses conventions qui ne font pas toutes l'objet d'un consensus. Ne sont pas toujours inclus dans l'agriculture la mise en valeur des forêts ou sylviculture, ni l'élevage organisé d'animaux vivant dans l'eau ou aquaculture. En revanche, l'élevage hors sol de certains animaux (volailles et porcs principalement), à partir d'éléments entièrement achetés, ou la production de plantes sur les substrats inertes dans les cultures hydroponiques entrent parfois dans le domaine de l'agriculture.
Les facteurs agricoles
- l'eau
- le climat
- le sol
- les espèces végétales et animales
Techniques agricoles
- amélioration végétale
- amélioration animale
- biotechnologie
- défense des cultures, produits phytosanitaires
- élevage
- fertilisation
- hydroponie
- irrigation
- machinisme agricole
- rotation culturale
- techniques culturales simplifiées (TCS)
Les systèmes agricoles
On distingue plusieurs types de systèmes agricoles
- l'agriculture extensive
- l'agriculture intensive
- l'agriculture durable
- l'agriculture raisonnée
- l'agriculture biologique
- l'agriculture écologique
- L'agriculture urbaine
Histoire de l'agriculture
Domestication et début de l'agriculture
Le Proche-Orient fut probablement la première région où l'agriculture apparut. La domestication a consisté à observer, puis sélectionner les espèces présentant le plus d'intérêt, puis à modifier le comportement naturel de celles-ci. Pour l'orge, le blé et le seigle, la domestication a commencé entre 9500 et 9000 av. J.-C. autour de la vallée du Jourdain, de l'oasis de Damas et du moyen Euphrate. Vers 8000 av. J.-C., l'élevage se développe et débute par la domestication du chien.
Agriculture et modernité
Au sens étymologique du terme, agriculture signifie « culture des champs ». Il s'agit en effet d'une activité traditionnelle, fondamentale pour l'humanité. Jusqu'au début du XIXe siècle, elle était autonome, et fournissait à l'homme l'essentiel de son alimentation ainsi que de son énergie. Cette agriculture était renouvelable, tant qu'il n'y avait pas surexploitation. La chaîne de conversion énergétique végétaux → animaux → énergie était de très faible rendement, mais elle générait aussi des sous-produits utiles comme le fumier.
À partir de la deuxième moitié du XIXe siècle, ce système millénaire va fondamentalement évoluer, avec l'utilisation des énergies fossiles (charbon, pétrole), les progrès de la chimie minérale et l'introduction des engrais minéraux.
L'utilisation croissante de techniques modernes, les progrès en matière de machinisme, les améliorations génétiques des productions animales et végétales, les progrès en matière d'intrants (engrais et produits phytosanitaires), ont permis d'augmenter très fortement les rendements au cours du .
Dès 1946, l'agriculture devient dans de nombreux pays une industrie, qui non seulement assure les besoins de l'exploitant, mais fournit un surplus destiné à couvrir les besoins de la population non agricole ainsi que l'exportation.
L'intensification de l'agriculture datant des années 1960 à 1980 est aussi connue sous le terme de révolution verte.
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En raison des gains de productivité, la population agricole s'est fortement réduite dans les pays économiquement développés.
Le monde en voie de développement n'a souvent pas pu bénéficier des avantages de l'agriculture moderne en raison en particulier d'un climat défavorable et d'un manque de capital financier.
Agriculture et environnement
S'il ne fait aucun doute que l'agriculture moderne a permis d'augmenter la production agricole, tout en améliorant globalement la sûreté alimentaire, l'agriculture industrielle intensive est de plus en plus critiquée en raison des dégradations de l'environnement dont elle est parfois responsable, ainsi que de la survenue récente de crises alimentaires assez sérieuses pour que l'opinion publique s'en inquiète.
En France, René Dumont, un ingénieur en agronomie et sociologue célèbre, fut l'une des premières personnes à dénoncer les dégâts considérables de la révolution verte, et à lutter contre le productivisme agricole.
D'un point de vue environnemental, citons en particulier la pollution des eaux due à l'utilisation massive d'engrais azotés, la pollution des sols due à l'utilisation de produits phytosanitaires, l'extinction de certaines espèces animales (papillons).
Plus discrets, d'autres aspects tels que l'érosion des sols et l'appauvrissement en espèces marines sont également surveillés.
Enfin, l'agriculture produit également des déchets, et ce d'autant plus que le mode de production est intensif et peu diversifié (plastiques...).
Pour enrayer l'érosion du sol, certains agriculteurs abandonnent le labour pour la technique en semi direct. Elle permet également de limiter l'utilisation des machines et donc de faire baisser les émissions de CO₂ dans l'atmosphère. Aux États-Unis en 2005, 15 % des terres arables sont traitées de cette façon.
L'utilisation des organismes génétiquement modifiés (OGM) dans certains pays, tels que les États-Unis, le Canada, le Mexique ou la Chine, et les risques potentiels qui leur sont associés sont également sujets à de nombreuses discussions.
Les dernières années en Europe ont également été l'objet de plusieurs crises touchant à la sûreté alimentaire : bœuf aux hormones, poulet aux dioxines, vache folle et maladie de Kreutzfelt-Jakob, contaminations bactériennes d'aliments (fromage par Listeria).
La plupart de ces maladies étaient déjà présentes dans les siècles précédents. La « tremblante du mouton » (la variante ovine de la maladie de la vache folle), la listeria ou la salmonelle ne sont pas pas des problèmes récents. Il apparaissaient autrefois de manière bien plus féquente et souvent plus tragique que maintenant. En effet, de gros progrès ont été fait en matière d'hygiéne et de contrôle bactérien des produits alimentaires. Mais la massification de la fabrication et de la vente des aliments font qu'un seul incident peut toucher un très grand nombre de personne. Le caractère exceptionnel des problèmes, le nombre de personnes potentiellement touchées, la médiatisation alarmiste tendent à marquer les esprits. Néanmoins, le nombre de morts par intoxication ou empoisonnement lors de ces affaires « médiatiques » est extrêmement faible.
Ces derniers événements ont pour conséquence la mise en place croissante de systèmes de traçabilité qui offriraient à terme des garanties sur la qualité sanitaire du produit.
L'étiquetage devrait permettre au consommateur de décider s'il prend le supplément de risques inhérents à une agriculture intensive ou accepte le prix plus élevé qui accompagne l'émergence ou le développement de techniques agricoles alternatives, telles que l'agriculture biologique, la permaculture, l'agriculture raisonnée et l'agriculture de précision.
L'agriculture constitue un champ multidisciplinaire, qui se recoupe avec des domaines tels la botanique, la zootechnie, la phytotechnie, les sciences alimentaires, la géologie, la pédologie, l'hydrologie, la microbiologie, les biotechnologies, l'économie, les statistiques, la sociologie...
Les échanges agricoles
Bibliographie
- Le Guide du Fermier, ou Instructions pour élever, nourir, acheter & vendre les Bêtes à cornes, les Brebis, les Moutons, les Agneaux & les Cochons... Chez J.P. Costard, Paris, 1772. d'Arthur Young.
Voir aussi
Articles connexes
Agribusiness - Agriculture tropicale - Alimentation -- Alimentation animale - Aquaculture - Bioclimatologie - Biologie - Botanique - Écologie -
Économie agricole - Équipement agriotechnologie - Industrie alimentaire - Microbiologie - Pédologie - Pharmacie vétérinaire - Physiologie animale - Physiologie végétale - Phytopathologie - Sciences vétérinaires - Sécurité alimentaire -
Listes
- Liste des articles d'agriculture et d'agronomie
- Liste des agronomes célèbres
- Liste des animaux d'élevage
- Liste des plantes cultivées
- Liste de fruits
- Liste de légumes
- Liste de sociétés de conseil en agriculture
Liens externes
- [http://www.confederationpaysanne.fr/ Confédération Paysanne]
- [http://www.mnelille.org/IMG/pdf/ficheagri.pdf Fiche de la Maison de la Nature et de l'Environnement - Lille sur l'agriculture]
- U.S. Department of Agriculture's Economic Research Service : [http://www.ers.usda.gov/ Fiche de la recherche économique du Ministère de l'Agriculture des États-Unis]
- [http://www.fnsea.fr/ Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles]
Catégorie:Agriculture
Orge
L'orge est un genre de plantes annuelles de la famille des Poacées (graminées), auquel appartient notamment l'orge commune, largement cultivée comme céréale pour l'alimentation animale et humaine et pour la brasserie.
Principales espèces
- Hordeum arizonicum Covas
- Hordeum bogdanii Wilensky
- Hordeum brachyantherum Nevski
- Hordeum brevisubulatum (Trin.) Link
- Hordeum bulbosum L., l'orge noueuse
- Hordeum capense Thunb.
- Hordeum chilense Roem. & Schult.
- Hordeum comosum J. Presl
- Hordeum cordobense Bothmer et al.
- Hordeum depressum (Scribn. & J. G. Sm.) Rydb.
- Hordeum | | |