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Nucléosynthèse
La nucléosynthèse est un ensemble de processus physiques conduisant à la synthèse de noyaux atomiques, par fission ou fusion nucléaire.
Il existe plusieurs processus astrophysiques qui seraient responsables de la nucléosynthèse dans l'univers, les précurseurs étant les processus R, processus S et processus P.
Les quatre types de base de nucléosynthèse sont :
- la nucléosynthèse primordiale qui a eu lieu durant les premières minutes de l'univers, responsables de la formation des noyaux légers, principalement hélium 4 mais également deutérium, lithium. Aucun élément plus gros que le lithium n'ont été créés durant cette nucléosynthèse.
- la nucléosynthèse stellaire a lieu dans les étoiles et crée une grande partie des éléments entre le lithium et le fer
- la nucléosynthèse dans les supernovae produit la plupart des éléments plus gros que le fer
- la spallation cosmique qui produit des éléments légers tels que le lithium et le bore, par bombardement de matière par des rayons cosmiques
Les théories sur la nucléosynthèse sont testées en calculant les abondances des éléments et de leurs isotopes et en comparant avec les mesures effectuées par l'observation.
catégorie:astrophysique
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Physique zh-min-nan:Bu̍t-lí-ha̍k als:Physik ko:물리학 ms:Fizik ja:物理学 simple:Physics th:ฟิสิกส์
La physique (du grec φυσικη) est la science de la Nature dans son sens le plus large.
Généralités
Les physiciens observent, mesurent et modélisent le comportement et les interactions de la matière à travers l'espace et le temps (définis comme « phénomènes physiques »).
- Les théories, bien établies ou non, contiennent des lois exprimées sous forme d'équations mathématiques, mais, comme toutes les théories scientifiques, ou n'importe quelles autres théories, ces théories et leurs lois peuvent être remises en cause dès qu'une expérience ne rentre pas parfaitement dans le cadre de ces lois.
- L'effort du physicien consiste à rendre le monde et tous ses aspects observables – et donc mesurables – toujours plus rationnels. Or ce n'est qu'à travers une observation approfondie d'un phénomène que l'on peut l'analyser et essayer de le comprendre, le saisir et, en quelque sorte, le transcrire.
- Approcher la compréhension d'un phénomène, un fait du réel, signifie donc expliciter les mécanismes et lois sous-jacentes qui le régissent.
- Le point de départ de la physique est donc une expérience du réel : la physique est avant tout une science expérimentale ; la physique est également une activité qui mène à une analyse théorique du fait expérimental observé. Les mathématiques sont le langage rationnel dans lequel s'expriment de façon concise et élégante les modèles des phénomènes observés.
- La physique possède une dimension esthétique : les meilleures théories sont les plus simples, le rôle du théoricien est d'arriver à une épure où l'inutile n'a pas lieu d'être.
Ce qui se comprend bien, s'énonce simplement. Un formalisme mathématique adapté et qui manifeste cette forme d'esthétisme est capable d'aboutir à des prévisions, c'est-à-dire que le calcul théorique peut précéder et être vérifié par l'observation expérimentale.
- Dans ce cas, la théorie est prédictive et de ce fait validée et intègre un vaste corpus de connaissances, magma dans lequel se forgent de nouveaux concepts et de nouveaux modèles toujours plus pertinents.
- La physique trouve sa limite et son permanent renouveau naît dans l'impossibilité évidente d'atteindre un état de connaissance parfait et sans faille du réel. En effet, le phénomène, ce fait du réel qui se manifeste à nous, ne peut coïncider avec le modèle dont se revendique toute théorie physique.
- L'histoire de la physique est riche en rebondissements, en révolutions. Une expérience vient toujours mettre en défaut les « croyances » que l'on croyait à tort comme abouties, par méconnaissance de cette non-limite. Ce qui progresse quotidiennement en physique est une sorte de résolution, de finesse, avec laquelle est saisi, à l'image d'un peintre, le modèle qui se présente aux yeux de l'artiste. Cependant, le modèle ne peut se confondre avec la réalité mais juste y tendre. Le peintre surréaliste belge Magritte exprime cette limite dans son célèbre tableau, La trahison des images, où il représente une pipe et précise : Ceci n'est pas une pipe.
On pourra aussi retenir l'idée d'Albert Einstein sur le travail du physicien: faire de la physique c'est comme émettre des théories sur le fonctionnement d'une horloge sans jamais pouvoir l'ouvrir.
- Le travail du physicien existe depuis toujours dans l'histoire de l'humanité dès lors qu'elle s'est mise en quête de techniques. La roue et le levier sont les premières machines que l'on ait inventées : sciences et techniques sont étroitement liées.
- Cependant, c'est par l'effort de rationalité des penseurs grecs et, par la suite, le perfectionnement des mathématiques, que la physique a pu révéler sa profondeur conceptuelle et sa portée philosophique. Le principal moteur du progrès matériel, que ce soit pour le meilleur ou pour le pire, n'est autre que la physique et ses nombreuses extensions dans tous les champs du monde réel.
- Les sciences physiques sont bien sûr en relation avec d'autres sciences, en particulier la chimie, science des molécules et des composés chimiques. La chimie et la physique partagent de nombreux domaines, tels que la mécanique quantique, la thermodynamique et l'électromagnétisme.
- Toutefois, les phénomènes chimiques sont suffisamment vastes et variés pour que la chimie soit généralement considérée comme une discipline à part entière.
- La science est souvent en conflit avec les religions du fait que la première n'admet pas de dogme et ne cherche d'explications aux phénomènes de la Nature qu'elle observe (car c'est seulement de cela que la science s'occupe) que dans la Nature elle même.
Nombreux sont les scientifiques qui ont eu le statut d'hérétiques.
La science ne prétend cependant pas (ou plus) être le seul moyen d'accéder à une connaissance utile. Elle reconnaît la légitimité d'autres moyens de quête de la connaissance et s'est distancée du scientisme de ses débuts.
La recherche en physique
Théorie et expérience
La culture de la recherche en physique présente une différence notable avec celle des autres sciences en ce qui concerne la séparation entre théorie et expérience. Depuis le , la majorité des physiciens sont spécialisés soit en physique théorique, soit en physique expérimentale. En revanche, presque tous les théoriciens renommés en chimie ou en biologie sont également des expérimentateurs.
En première approche, les théoriciens tentent de développer des théories qui expliquent les résultats expérimentaux existants tandis que les expérimentateurs conçoivent et exécutent des expériences pour tester les prédictions théoriques.
La simulation numérique occupe une place très importante dans la recherche en physique et ce depuis les débuts de l'informatique. Elle permet en effet la résolution approchée de problèmes mathématiques qui ne peuvent pas être
traités analytiquement. Beaucoup de théoriciens sont aussi des numériciens.
Principales théories
Bien que la physique s'intéresse à une grande variété de systèmes, certaines théories ne peuvent être rattachées qu'à la physique dans son ensemble et non à l'un de ses domaines. Chacune de ces théories est supposée juste, dans un certain domaine de validité ou d'applicabilité. Par exemple, la théorie de la mécanique classique (ou newtonienne) décrit fidèlement le mouvement d'un objet, pourvu que ses dimensions soit bien plus grandes que celles d'un atome et que sa vitesse soit bien inférieure à la vitesse de la lumière et que l'objet ne soit pas trop proche d'une masse importante et que celui-ci soit dépourvu de charge. Les théories anciennes comme par exemple la mécanique newtonienne sont encore des sujets de recherche notamment dans l'étude des phénomènes complexes (exemple : la théorie du chaos). Elles constituent la base de toute recherche en physique et tout étudiant en physique, quelle que soit sa spécialité, est censé acquérir les bases de chacune d'entre elles.
! Théorie !! Grands domaines !! Concepts
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| Mécanique newtonienne
| Cinématique - Lois du mouvement de Newton - Mécanique analytique - Mécanique des fluides - Mécanique du point - Mécanique du solide - Transformation de Galilée - Mécanique des milieux continus
| Dimension - Espace - Temps - Longueur - Vitesse - Vitesse relative - Masse - Moment cinétique - Force - Énergie - Moment angulaire - Couple - Loi de conservation - Oscillateur harmonique - Onde - Travail - Puissance
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| Électromagnétisme
| Electrostatique - Électricité - Magnétisme-Équations de Maxwell
| Charge électrique - Courant électrique - Champ électrique - Champ magnétique - Champ électromagnétique - Onde électromagnétique
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| Physique statistique et Thermodynamique
| Machine thermique - Théorie cinétique des gaz
| Constante de Boltzmann - Entropie - Énergie libre - Chaleur - Fonction de partition - Température
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| Mécanique quantique
| Intégrale de chemin - Équation de Schrödinger - Théorie quantique des champs
| Hamiltonien - Particules identiques - Constante de Planck - Oscillateur harmonique quantique - Fonction d'onde - Énergie de point zéro
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| Théories de la relativité
| Relativité galiléenne - Relativité restreinte - Relativité générale
| Principe d'équivalence - Quadrivecteur - Référentiel - Espace-temps - Vitesse de la lumière - Vitesse relative
|{{fr{fr{fr{fr{fr{fr{en{portail physique
Fission nucléaireLa fission nucléaire, ou fission, est le phénomène de division d'un noyau atomique lourd (comme celui de l'uranium, du plutonium) en deux (ou plusieurs) noyaux légers, avec libération d'une quantité d'énergie considérable.
Matière fissile
Les noyaux atomiques pouvant fissionner spontanément ou à l'occasion de réactions nucléaires nécessitant la mise en œuvre d'énergies modérées sont dits fissiles ou fissibles.
Le numéro atomique des isotopes dont les noyaux sont fissiles est supérieur ou égal à 89 (les actinides).
Les noyaux spontanément fissiles sont, notamment l'uranium 235 et le californium 252.
Dans les réacteurs nucléaires, la fission est provoquée par l'absorption d'un neutron : les noyaux fissiles utilisables sont l'uranium 235, le plutonium 239 et l'uranium 233.
L'uranium 235 est l'isotope le plus utilisé dans les réacteurs nucléaires ; dans les réacteurs à eau pressurisée (technologie la plus répandue), l'uranium naturel, composé essentiellement d'uranium 238, et seulement 0,718 % d'uranium 235, est enrichi jusqu'à 3 à 5 % d'uranium 235 pour un réacteur nucléaire, et environ à 95% pour une Bombe.
Les réacteurs nucléaires dont le combustible contient de l'uranium 238 produisent du plutonium 239, dont une partie disparaît par les fissions de 239Pu.
Le plutonium 239 est utilisable pour fabriquer des bombes nucléaires, car il possède une section efficace élevée pour des neutrons ayant une grande énergie cinétique (rapides), pour la réaction de fission nucléaire. La condition nécessaire à une explosion nucléaire est en effet de maintenir la matière confinée assez longtemps pour que la matière fissile soit totalement « consommée ».
Matière fertile
Les noyaux susceptibles d'absorber un neutron, puis de se transmuter en noyaux fissiles par une chaîne de désintégration naturelle, sont appelés noyaux fertiles.
Les noyaux fertiles sont l'uranium 238 et le thorium 232, qui se transforment respectivement en plutonium 239 et en uranium 233.
La fission spontanée ou induite
De la même façon que la radioactivité, la fission nucléaire spontanée provient d'une instabilité de quelques isotopes, qui se désintègrent alors en éclatant en plusieurs fragments, généralement dissemblables.
La fission peut également être la conséquence de la collision d'un projectile quelconque avec un noyau atomique de matière fissile : c'est la fission induite.
Ce sont de telles fissions induites qui se produisent dans un réacteur nucléaire, ou lors de l'explosion d'une bombe atomique.
L'utilisation de certains noyaux fissiles, comme l'uranium 235, nécessite de ralentir les neutrons très énergétiques produits lors des fissions.
Le ralentissement des neutrons nécessite un matériau permettant un freinage efficace par collisions avec les noyaux constituant ce matériau, ce dernier devant absorber le moins possible de neutrons. Un tel matériau est appelé modérateur ; les meilleures modérateurs sont principalement constitués de noyaux légers, tels que : le deutérium, l'hydrogène, le béryllium, le carbone ; dans les réacteurs à eau pressurisée, le modérateur est l'eau ordinaire.
Ce freinage est indispensable du fait que la probabilité de fission de l'uranium 235 est nettement plus élevée avec des neutrons lents, qu'avec des neutrons rapides.
L'énergie de fission
Un neutron qui entre en collision avec un noyau fissile peut former avec celui-ci un noyau composé excité, ou être simplement absorbé (capture). Pour l'uranium 235, la proportion de neutrons capturés est d'environ 16 % pour des neutrons thermiques ; 9,1 % pour des neutrons rapides.
Dans le cas de la fission induite, la durée de vie moyenne du noyau composé est de l'ordre de 10-14 s. Le noyau se fissionne, et les fragments (en général 2 fragments inégaux) se séparent à vitesse élevée ; au bout de 10−17 s, ces fragments, distants de 10-10 m, émettent des neutrons de fission. Le nombre de neutrons émis en moyenne par fission varie en fonction de l'énergie des neutrons (qui induisent les fissions) : pour les neutrons thermiques, ce nombre vaut ν = 2,41 ; 2,47 ; 2,87 respectivement pour 233U, 235U, 239Pu.
Des photons γ de désexcitation sont émis après 10-14 s, alors que les fragments ont franchi 10-7 m.
Les fragments s'arrêtent au bout de 10-12 s environ, après avoir franchi une distance de 50 µm (ces valeurs sont données pour un matériau de densité 1, tel que l'eau ordinaire).
L'énergie cinétique des fragments et des particules émises à la suite d'une fission finit par se transformer ainsi en énergie thermique par l'effet des collisions et des interactions avec les atomes de la matière traversée.
Le tableau suivant indique comment se répartit l'énergie libérée à la suite d'une fission induite d'un atome d'uranium 235 (ces données sont des moyennes calculées sur un grand nombre de fissions).
Les produits de fission de l'uranium 235
La fission de l'uranium par des neutrons lents produit en générale 2 ou 3 neutrons rapides (2,47 en moyenne), des neutrinos et des rayons gamma ansi que 2 produits de fission Pf1 et Pf2.
La distribution des produits de fission Pf1 et Pf2 suit une courbe "en bosse de chameau" (bimodale; qui possède deux maximums, ou encore gibeuse (chameau)). Plus de 100 nuclèides différents peuvent être librés lors de la fission de l'uranium 235. Toutefois, tous ces nuclèides se situent entre Z=33 et Z=59 (Z est le nombre de protons ou d'électrons). La fission la plus probable est asymétrique. La fission crée des noyaux de nombre de masse approchant A=95 (brome, krypton, zirconium) ou A=139 (iode, xénon, baryum) (A est la masse atomique soit: nombre de protons + nombre de neutrons). La fission symétrique (A=118) est peu probable.
Historique
- En 1896, Henri Becquerel découvre la radioactivité naturelle de l'uranium.
- Le 10 décembre 1903, Pierre et Marie Curie, associés à Henri Becquerel, obtiennent le prix Nobel de physique pour la découverte (Becquerel) et l'étude (Curie) de la radioactivité naturelle de l'uranium.
- En 1932, les physiciens britanniques Ernest Rutherford et Sir John Cockcroft réussissent la première fission de l'atome.
- En 1934, Frédéric et Irène Joliot-Curie découvrent la radioactivité artificielle.
- En 1938, Otto Hahn, Lise Meitner et Fritz Strassmann prouvent que les noyaux d'uranium 235 bombardés par des neutrons éclatent. La fission nucléaire induite a été découverte.
- En 1939, une équipe du Collège de France démontre que la fission de l'uranium peut entraîner une réaction en chaîne.
- Le 2 décembre 1942, première réaction en chaîne controlée réalisée par Fermi et sont équipe.
- En 1945, explosion des deux premières bombes nucléaires à Hiroshima et Nagasaki.
- En 1951, la première centrale nucléaire à fission, la National Reactor Station, entre en fonction dans l'Idaho aux États-Unis.
Le phénomène de fission nucléaire induite a été découvert en 1938 par trois physiciens du Kaiser-Wilhelm-Institute for Chemistry de Berlin : Otto Hahn, Lise Meitner et Fritz Strassmann.
Les résultats du bombardement de l’uranium par des neutrons avait déjà paru intéressants et intriguants. D’abord étudiés par Enrico Fermi et ses collègues en 1934, ils ne furent pas correctement interprétés avant plusieurs années.
Le 16 janvier 1939, Niels Bohr arriva du Danemark aux États-Unis pour passer plusieurs mois à l’Université de Princeton. Il avait hâte de discuter de certains problèmes théoriques avec Albert Einstein. Juste avant son départ du Danemark, deux de ses collègues, Meitner et Otto Robert Frisch (deux réfugiés d’Allemagne), lui avait fait part de leur hypothèse selon laquelle l’absorption d’un neutron par un noyau d’uranium provoque parfois la séparation de celui-ci en deux parties approximativement égales et la libération d’une énorme quantité d’énergie, un phénomène qu’ils appelaient « fission nucléaire ».
Cette hypothèse se basait sur l’importante découverte de Hahn et Strassmann (publiée dans Naturwissenschaften au début du mois de janvier 1939) qui démontrait que le bombardement de uranium par des neutrons produisait un isotope du baryum. Bohr avait promis de garder secrète l’interprétation de Meitner et Frisch jusqu’à ce qu’ils publient un article afin de leur assurer la priorité, mais à bord du bateau il en parla avec Leon Rosenfeld, en oubliant de lui demander de respecter le secret. Dès son arrivée, Rosenfeld en parla à tous les physiciens de Princeton, et la nouvelle se répandit à d’autres physiciens comme Enrico Fermi de l’Université de Columbia. Les conversations entre Fermi, John R. Dunning et G. B. Pegram débouchèrent sur la recherche à Columbia des rayonnements ionisants produits par les fragments du noyau d’uranium.
Le 26 janvier 1939, se réunit une conférence de physique théorique à Washington DC, organisée conjointement par l’Université George Washington et la Carnegie Institution de Washington. Fermi quitta New York pour participer à cette conférence avant le lancement des expériences de fission à Columbia. Bohr et Fermi discutèrent du problème de la fission, Fermi mentionnant en particulier la possibilité que des neutrons puissent être émis durant le processus. Bien que ce ne soit qu’une hypothèse, ses conséquences c’est-à-dire la possibilité d’une réaction en chaîne étaient évidentes. De nombreux articles à sensation furent publiés dans la presse à ce sujet. Avant la fin de la conférence à Washington, plusieurs autres expériences pour confirmer la fission étaient lancées. Le 15 février 1939, dans la Physical Review quatre laboratoires annonçaient des résultats positifs (Université de Columbia, Carnegie Institution de Washington, Université Johns Hopkins, Université de Californie). À ce moment, Bohr savait que des expériences similaires avait été entreprises dans laboratoire de Copenhague vers le 15 janvier (Lettre de Frisch à Nature datée du 16 janvier 1939 et parue dans le numéro du 18 février.) Frédéric Joliot à Paris avait aussi publié ses premiers résultats dans les Comptes Rendus du 30 janvier 1939. À partir de ce moment là, il y eut une publication régulière d’articles sur la fission, de tel manière que, dans la Review of Modern Physics du 6 décembre 1939), L. A. Turner de Princeton en compta presque une centaine.
Lorsqu'un neutron d'énergie adéquate, percute le noyau d'un atome fisile (lourd), ce dernier peut être séparé en moyenne par environ deux noyaux plus légers. Cette réaction, qui porte le nom de fission nucléaire, se traduit par un dégagement d'énergie très important (de l'ordre de 200 MeV par fission à comparer aux énergies des réactions chimiques qui sont de l'ordre de l'eV).
L'origine de cette énergie trouve son explication dans la balance des énergies de masse entre le noyau initial et les deux noyaux produits. La formule d'Einstein, E=mc² établie l'équivalence entre masse et énergie. Un dégament d'énergie se traduit par la diminution d'une quantité de masse donnée par la fameuse formume d'Einstein E=Mc2. L'énergie de fission est principalement transmise dans les produits de fission sous forme d'énergie cinétique, c'est à dire sous forme de chaleur.
La chaleur produite lors de la fission de noyaux fissiles d'uranium 235 ou de plutonium 239 peut être utilisée pour transformer de l'eau en vapeur, permettant ainsi d'actionner une turbine pouvant produire directement de l'énergie mécanique puis par l'intermédiaire d'un alternateur, de l'électricité. C'est cette technique qui est à l'œuvre dans les réacteurs nucléaires destinés à produire de l'électricité.
Dans le processus de fission, plusieurs neutrons (rapides) sont libérés et sont sources de nouvelles réactions : c'est la réaction en chaîne. Le neutron impactant est absorbé par le noyau cible et disparaît donc.
Les centrales nucléaires industrielles actuelles utilisent des neutrons lents comme source de la fission : un matériau modérateur (l'eau dans les centrales en France et ailleurs...) va ralentir les neutrons rapides issus de la fission afin de permettre leur capture efficace par les noyaux fissiles.
Pour que la réaction soit exploitable industriellement il faut respecter trois conditions :
1) Créer les neutrons ayant une énergie suffisante pour provoquer la fission des noyaux cibles (noyau lourd fissile) qui à leur tour émettront de nouveaux neutrons,
2) Contrôler le bilan des neutrons c'est à dire l'équilibre entre la production et la disparition des neutrons,
3) Evacuer la chaleur.
Ceci est possible par un choix judicieux de trois types de matériaux :
1) Combustible qui contient les atomes fissiles et dont la fission génère la chaleur,
2) Modérateur qui ralentit les neutrons,
3) Réfigérant qui évacue la chaleur.
Le choix et l'agencement des matériaux obéit à des contraintes nucléaires, physiques, chimiques et mécaniques.
La élection des matériaux met en jeu des processus industriels qui fondent la notion de filière. La filière des réacteurs à eau légère, la plus répandue, utilise du bioxyde d'uranium faiblement enrichi comme combustible, l'eau dite légère servant à la fois de modérateur grâce aux atomes d'H2, et de réfrigérant grâce aux propriétés de l'eau.
La réaction est maîtrisée au moyen de poisons neutroniques (atomes neutrophages, qui absorbent les neutrons) comme le bore soluble (le B10 est un excellent neutrophage) dilué dans l'eau et dans les barres de contôle constituées de B4C (carbure de bore) ou d'AIC (Argent Indium Cadmium).
Notes
- Ainsi, chaque neutron thermique induisant une fission ou capturé par un noyau d'235U conduira à l'émission de 2,08 neutrons en moyenne.
Voir aussi
- bombe nucléaire
- centrale nucléaire
- énergie de liaison atomique
- énergie nucléaire
- fusion nucléaire
- Produit de fission
- réacteur nucléaire
Liens externes
- [http://www.sckcen.be/ SCK.CEN Centre d'étude de l'Energie Nucléaire] Mol, Belgique
Catégorie:Énergie nucléaire
Catégorie:Physique nucléaire
ja:核分裂反応
ko:핵분열
th:ปฏิกิริยานิวเคลียร์ฟิซชัน
Processus R
catégorie:nucléosynthèse
Le processus R (avec R pour rapide) est processus de nucléosynthèse qui consiste en la capture de neutrons par des noyaux atomiques à haute température et à grande densité de neutrons qui permet ainsi de produire des éléments lourds à partir d'éléménts plus légers.
Contrairement aux processus P et S,
dans le processus R, les noyaux sont bombardés par un flux très important de neutrons et forment des noyaux riches en neutrons et très instables qui se désintègrent rapidement pour former des noyaux stables mais toujours riches en neutrons.
On pense que ce processus a lieu dans les supernovae.
Néanmoins, l'abondance des éléments produits par ce processus ne correspond pas aux abondances observées. On est donc amené à conclure que soit seule une petite fraction de ces éléments sont rejetés par les supernovae, soit que les supernovae ne contribuent que pour une très petite partie à la formation de ces éléments.
Le flux de neutron étant très élevé dans ce processus (jusqu'à 1020 neutrons par cm² par seconde), la vitesse de formation des isotopes instables est beaucoup plus élevé que la désintégration bêta qui s'ensuit.
Ceci signifie que ce processus peut se produire tout le long de la la zone de stabilité des noyaux et même franchir des zones d'instabilité.
Le processus-R se termine soit lorsque que les noyaux atteignent une couche complète en neutrons (N = 50, 82, 126) qui est exceptionnellement stable et pour lesquels l'ajout de neutrons supplémentaires est beaucoup plus difficile; soit parce que le noyau est devenu tellement instable qu'il subit une fission spontanée (actuellement, on suppose que cela se produit dans la région N ≅ 270, c'est-à-dire dans région du tableau périodique proche du rutherfordium ou du darmstadtium).
Processus S
catégorie:nucléosynthèse
Le processus S (avec S pour slow, lent en anglais) est un processus de nucléosynthèse de capture de neutrons par des noyaux atomiques qui permet ainsi de produire des éléments lourds à partir d'éléments plus légers.
Il se produit à des températures et des densités de neutrons moindre que celle nécessaire pour le processus R.
On suppose que le processus S se produit dans les étoiles plus massives que le Soleil, essentiellement dans les géantes rouges.
Contrairement au processus R, dont on suppose qu'il se produit sur des échelles de temps de l'ordre de la seconde, le processus S se produirait sur des périodes de quelques milliers d'années.
Ce qui laisse suffisamment de temps entre chaque capture de neutron pour que les neutrons puissent éventuellement se désintégré en protons par désintégration β.
Le degré selon lequel le processus S produit des éléments de plus en plus lourd est déterminé par la production de fer par l'étoile en question.
En effet le fer est la matière de départ pour cette méthode de synthèse de nouveaux éléments (capture de neutron - émission gamma - désintégration bêta).
C'est pourquoi, les plus étoiles les plus massives avec une longue durée de vie sont les candidates les plus probables pour la production d'éléments par le processus S.
Le processus S est souvent traité mathématiquement en utilisant une approximation fournissant un modèle théorique de l'abondance des éléments basé sur l'hypothèse d'un flux constant de neutrons, de sorte que l'abondance relative des éléments est inversement proportionnelle au rapport des sections efficaces des isotopes considérés.
Comme on suppose que dans le processus S le flux de neutron est relativement faible (de l'ordre de 105 à 1011 neutrons par cm² par seconde), ce processus n'a pas la possibilité de produire des isotopes radioactifs lourds comme le thorium ou l'uranium.
Le cycle qui termine le processus S est le suivant:
Le Pb-206 capture alors 3 neutrons, ce qui produit l'isotope Pb-209 qui se désintègre en Bi-209 par désintégration bêta ce qui permet de continuer le cycle.
Hélium
__NOTOC__
L'hélium est un élément chimique monoatomique incolore, inodore, sans saveur, non toxique et pratiquement inerte. De symbole He et de numéro atomique 2, il initie la série des gaz nobles dans le tableau périodique. Ses points d'ébullition et de fusion sont les plus bas parmi les éléments et il n'existe qu'en tant que gaz, sauf dans des conditions extrêmes. Des conditions extrêmes sont également nécessaires pour créer les quelques composés de l'hélium qui sont tous instables dans des conditions normales de température et de pression. Son isotope stable le plus abondant est l'hélium-4 et le plus rare isotope est l'hélium-3. Le comportement des deux variétés hélium I et hélium II de l'hélium-4 liquide sont importantes pour les chercheurs qui étudient les mécaniques quantiques (en particulier le phénomène de superfluidité, état que l'hélium atteint vers -271°C) et ceux qui étudient les effets des températures proches du zéro absolu sur la matière (telle que la supraconductivité).
L'hélium est après l'hydrogène le deuxième élément le plus abondant de l'univers, et le plus léger du tableau périodique. Dans l'univers actuel, pratiquement tout l'hélium créé est le résultat de la fusion nucléaire de l'hydrogène dans les étoiles. Sur Terre, il est créé par la désintégration radioactive d'éléments plus lourds (les particules alpha sont des noyaux d'hélium produits par la désintégration de l'uranium). Après sa création, une partie est emprisonnée avec le gaz naturel dans des concentrations allant jusqu'à 7 % par volume. Il est extrait du gaz naturel par un procédé de séparation à basse température appelé distillation fractionnée.
Utilisation
L'hélium est utilisé :
- à la pressurisation des réservoirs cryogéniques ;
- à l'état liquide en cryogénie, notamment pour refroidir les aimants supraconducteurs ;
- en combinaison avec l'oxygène pour former l'Héliox, gaz utilisé pour la plongée sous-marine à grande profondeur ;
- dans la datation radioactive ;
- dans la détection des fuites des canalisations.
- comme gaz de sustentation pour le gonflage des ballons de baudruche de surveillance météorologique et des dirigeables ;
- comme gaz de protection pour divers usages industriels (tels que la soudure à l'arc et la croissance des tranches de silicium).
L'inhalation d'un faible volume d'hélium modifie temporairement la voix qui devient plus aiguë car les cordes vocales vibrent différemment en présence de ce gaz.
Caractéristiques notables
Phases gazeuses et plasma
L'hélium est un gaz incolore, inodore, et non toxique. C'est le moins réactif des éléments du groupe 18 (les gaz nobles) du tableau périodique et de ce fait virtuellement inerte. Dans des conditions standard de température et de pression, l'hélium se comporte pratiquement comme un gaz idéal. Virtuellement, l'hélium est monoatomique dans toutes les conditions. Sa conductivité thermique est supérieure à tous les gaz, hydrogène excepté, et sa chaleur spécifique est inhabituellement élevée. L'hélium est aussi le gaz le moins hydrosoluble de tous les gaz connus et sa vitesse de diffusion à travers les solides est trois fois supérieure à celle de l'air et d'environ 65% à celle de l'hydrogène. L'indice de réfraction de l'hélium est plus proche de l'unité que celui de n'importe quel autre gaz. Le coefficient Joule-Thomson de ce gaz est négatif à température ambiante, ce qui signifie un réchauffement lorsqu'il peut s'étendre librement. Il ne se refroidit uniquement lorsqu'il peut s'étendre librement quand sa température d'inversion de Joule-Thomson (environ 40 K à une pression d'1 atmosphère). Une fois refroidi en dessous de cette température, l'hélium peut être liquéfié par le refroidissement dû à son expansion.
L'hélium est chimiquement non réactif dans toutes les conditions normales, en raison de sa valence égale à 0. Il est isolant électrique sauf lorsqu'il est ionisé. Comme les autres gaz nobles, l'hélium a des niveaux d'énergie métastables qui lui permettent de rester ionisé dans une décharge électrique dont le voltage est inférieur à son potentiel d'ionisation. L'hélium peut former des composés instables avec le tungstène, l'iode, le fluor, le soufre et le phosphore quand il est sujet à une décharge électro-luminescente par un bombardement d'électrons, ou forme alors un plasma. HeNe, HgHe10, WHe2 et les ions moléculaires He2+, He2++, HeH+, HeD+ ont été créés de cette manière. Cette technique a aussi permis la production de la molécule neutre He2, qui possède un plus grand nombre de systèmes de bandes, et HgHe, dont la cohésion ne semble reposer que sur des forces de polarisation. Théoriquement, d'autres composants comme le fluorohydride d'hélium (HHeF) sont également possibles.
Phases liquides et solides
L'hélium ne se solidifie que sous l'effet de fortes pressions. Le solide pratiquement invisible et incolore qui en résulte est fortement compressible ; une compression en laboratoire peut réduire son volume de plus de 30 %. Avec un module d'élasticité cubique de l'ordre de 5x107 Pa, il est 50 fois plus compressible que l'eau. À l'inverse des autres éléments, l'hélium ne se solidifie pas et reste liquide jusqu'au zéro absolu, dans des conditions normales de pression. L'hélium solide nécessite une température de 1 à 1,5 K et une pression équivalente à environ 26 atmosphères. Il est souvent assez difficile de distinguer l'hélium solide de l'hélium liquide, leur indice de réfraction étant presque identiques. Le solide a un point de fusion élevé et une structure cristalline.
État de l'hélium I
En dessous de son point d'ébullition de 4,21 kelvins et au-dessus du point lambda de 2,1768 kelvins, l'isotope hélium-4 existe dans un état liquide normal incolore, appelé hélium I. À l'instar d'autres liquides cryogéniques, l'hélium I entre en ébullition lorsqu'il est chauffé. Il se contracte également lorsque la température est abaissée jusqu'à ce qu'il atteigne le point lambda, où il cesse de bouillir et se dilate soudainement. Sa vitesse de dilatation décroît en dessous du point lambda jusqu'à ce qu'une température d'environ 1 K soit atteinte ; à ce moment, l'hélium I cesse complètement de se dilater et recommence à se contracter.
L'indice de réfraction de l'hélium I de 1,026 est similaire à celui des autres gaz, ce qui rend sa surface si difficile à percevoir qu'une fine couche de Styrofoam est souvent utilisée pour la mettre en évidence. L'hélium I, liquide incolore, est faiblement visqueux et sa densité correspond à 1/8 de celle de l'eau, soit 1/4 seulement de la valeur prévue par la physique classique. La mécanique quantique est nécessaire pour expliquer cette propriété, et de ce fait, les différents types d'hélium liquide sont appelés fluides quantiques, ce qui signifie qu'ils montrent leurs propriétés atomiques à une échelle macroscopique. Ceci est probablement dû au point d'ébullition si proche du zéro absolu qui empêche le mouvement moléculaire aléatoire (dû à la chaleur) de masquer les propriétés atomiques.
Histoire
L'existence de l'hélium (du grec hélios : soleil) a été mise en évidence pour la première fois par Jules Janssen, un astronome français, dans la couronne solaire lors de l'éclipse du 18 août 1868 et simultanément par l'astronome anglais sir Joseph Norman Lockyer, par une raie jaune inconnue dans le spectre. Le nom « hélium » fut proposé, peu de temps après, par ce dernier et le chimiste sir Edward Frankland. Sa présence sur la Terre a été décelée en 1895 par Lord Rayleigh et sir William Ramsay, chimiste. Depuis lors, de grandes réserves d'hélium ont été trouvées dans les champs de gaz naturel des États-Unis d'Amérique, en faisant les plus grands fournisseurs de ce gaz au monde.
Helium
Helium
Helium
ja:ヘリウム
ko:헬륨
ms:Helium
simple:Helium
th:ฮีเลียม
Lithium
Le lithium est un élément chimique, de symbole Li et de numéro atomique 3.
Dans la table périodique, il est situé dans le groupe 1, parmi les métaux alcalins.
Le lithium pur est un métal mou, d'une couleur blanche argentée, qui se ternit et s'oxyde très rapidement au contact de l'air et de l'eau.
C'est l'élément solide le plus léger.
Il est principalement employé dans les alliages conducteurs de chaleur et dans les accumulateurs électriques.
Histoire
Le lithium (du grec lithos signifiant « pierre ») a été découvert par Johann August Arfvedson en 1817.
Arfvedson découvrit un nouveau sel en analysant des minéraux de pétalite, de spodumène et de lépidolite en provenance de l'île de Utö en Suède.
En 1818, C.G. Gmelin fut le premier à observer que ces sels (de lithium) donnaient une flamme rouge et brillante.
Toutefois les deux hommes cherchèrent à isoler l'élément de son sel mais n'y arrivèrent pas.
L'élément fut isolé par électrolyse d'un oxyde de lithium par William Thomas Brande et Sir Humphrey Davy. On lui donna le nom de lithium pour rappeler qu'il fut découvert dans le règne minéral.
La production commerciale de lithium commença en 1923 par la firme allemande Metallgesellschaft AG qui utilisa l'électrolyse d'un mélange de chlorure de lithium et de chlorure de potassium fondu.
Propriétés
Le lithium est le métal ayant la plus faible masse molaire et le plus léger, avec une densité égale à la moitié de celle de l'eau. Conformément à loi de Dulong et Petit, c'est le solide ayant la plus grande
chaleur massique.
Comme les autres métaux alcalins, le lithium réagit facilement avec l'eau (mais moins que le sodium) ; il n'existe pas à l'état natif.
Lorsqu'il est placé au-dessus d'une flamme celle-ci prend une couleur cramoisie mais lorsqu'il commence à brûler, la flamme devient d'un blanc très brillant.
En solution, il forme des ions Li+.
Utilisation
Il est aussi beaucoup utilisé comme anode de batterie grâce à son grand potentiel électrochimique.
Autres usages :
- Les sels de lithium, comme le carbonate de lithium, le citrate de lithum ou l'orotate de lithum sont utilisés comme régulateur de l'humeur pour le traitement des troubles bipolaires (anciennement psychose maniaco-dépressive).
- Le chlorure de lithium et le bromure de lithium sont extrêmement hygroscopiques et sont utilisés comme dessiccatifs.
- Le lithium est un agent complexifiant utilisé pour la synthèse de composés organiques.
- Le lithium est parfois utilisé dans les verres et les céramiques à faible expansion thermique , comme par exemple pour la lentille de 200 pouces du télescope du mont Palomar.
- L'hydroxyde de lithium est employé pour extraire le CO2 de l'air dans les milieux confinés comme les capsules spatiales et les sous-marins.
- Les alliages haute performance lithium-aluminium, cadmium, cuivre et manganèse servent à la fabrication de pièces pour aéronef.
- les sels de lithium sont utilisés pour le transfert de chaleur par convection.
Gisements
Le lithium est largement distribué sur la planète, mais on ne le trouve pas sous sa forme métallique à cause de sa grande réactivité. On le trouve principalement comme impureté dans les sels d'autres métaux alcalins.
Voir aussi
- homonymie [http://www.lithiumrecords.com/ Lithium records], maison de disques
Catégorie:Élément chimique
Catégorie:Métal
ja:リチウム
ko:리튬
simple:Lithium
th:ลิเทียม
Fer
Le fer est un élément chimique, de symbole Fe et de numéro atomique 26.
Le noyau de l'atome de fer 56 est l'isotope le plus stable de tous les éléments chimiques, car il possède l'énergie de liaison la plus élevée.
Le fer est le dernier élément pouvant être produit par les réactions de fusion au cœur des étoiles (si celles-ci pèsent au moins 10 masses solaires) et donc l'élément le plus lourd dont la formation ne nécessite pas un événement cataclysmique comme une supernova.
Propriétés
Propriétés physiques
C'est un métal qui, en fonction de la température, se présente sous plusieurs formes allotropiques. Dans les conditions normales de pression et de température, c'est un solide cristallin de structure cubique à corps centré (Fer α) ; à haute température (à partir de 950 °C), il devient cubique à faces centrées (fer γ ou austénite). Au-delà de 1 400 °C, il redevient cubique à corps centré (fer δ).
Le fer est ferromagnétique : les moments magnétiques des atomes s'alignent sous l'influence d'un champ magnétique extérieur et conservent leur nouvelle orientation après la disparition de ce champ.
Des courants de convection riches en fer liquide à l'intérieur du noyau terrestre sont supposés être à l'origine du champ magnétique terrestre.
Propriétés chimiques
Laissé à l'air libre en présence d'humidité, il se corrode en formant de la rouille Fe(OH)3. La rouille étant un matériau poreux, la réaction d'oxydation peut se propager jusqu'au cœur du métal, contrairement, par exemple, à l'aluminium, qui forme une couche fine d'oxyde imperméable.
En solution, il présente deux valences principales :
- Fe2+ qui présente une faible couleur verte ;
- Fe3+ qui possède une couleur rouille caractéristique. Fe3+ peut être réduit par du cuivre métallique, par exemple, réaction à l'origine du procédé de gravure des circuits imprimés par le perchlorure de fer, FeCl3.
L'hémoglobine du sang, qui permet aux globules rouges de transporter le dioxygène, contient du fer.
Gisements
dioxygène ]]
Dans la nature, les minerais de fer exploitables sont essentiellement des oxydes : notamment l'hématite Fe2O3, la magnétite Fe3O4 et la limonite HFeO2.
L'oxyde magnétique ou magnétite Fe3O4 est connu depuis l'Antiquité grecque. Il tire son nom du mont Magnetos (le grand mont), une montagne grecque particulièrement riche en ce minéral.
Métallurgie
Extraction
Le fer s'obtient industriellement en réduisant par le monoxyde de carbone (CO) provenant du Carbone, les oxydes contenus dans le minerai ; ceci peut être réalisé :
1) Anciennement: par réduction du minerai avec du charbon de bois dans un bas fourneau : On obtient un bain d'acier liquide où surnage la scories. Le métal est coulé dans des moules en sable. Réchauffé il est battu en forges 'cinglage), pour en éliminer les dernières traces de scories.
2) Actuellment les oxydes de fer (minerais) sont réduits par le monoxyde de carbone obtenu par la réaction du coke et de l'air dans un haut-fourneau. On obtient de la fonte liquide et des scories.
La fonte est transformée en acier au convertisseur. Dans cette cuve on souffle de l'oxygène sur la fonte pour en éliminer le carbone.
Acier et fonte
L'acier et la fonte sont des alliages de fer contenant une faible proportion de carbone en masse, mais une proportion bien plus importante en nombre d'atomes (55,845/12 = 4,65 fois plus) :
- la fonte contient de 1,7 à 6,67 % de carbone;
- l'acier contient de 0,025 à 1,7 % de carbone;
- En dessous des 0,025 % de carbone on parle de fers industriels;
Diverses additions permettent d'obtenir des aciers spéciaux :
- manganèse pour améliorer la résistance à l'usure;
- tungstène pour la dureté à haute température;
- silicium pour améliorer l'élasticité (utilisé pour les ressorts);
Les aciers inoxydables sont des alliages contenant de fortes proportions de chrome. On peut aussi y ajouter du nickel et parfois du molybdène ou vanadium. Par exemple vos couverts possèdent une inscription « 18/8 » ou « 18/10 », cela signifie qu'ils contiennent 18 % de chrome et 8 ou 10 % de nickel.
Autres alliages
Il existe d'autres alliages moins connus :
- les intermétalliques FeAl ;
- les FeCrAl.
Utilisation
Le fer est largement utilisé sous forme d'acier dans la construction métallique.
Le fer métallique et ses oxydes sont utilisés depuis des décennies pour fixer des informations analogiques ou numériques sur des supports appropriés (bandes magnétiques, cassettes audio et vidéo, disquettes).
L'usage de ces matériaux est cependant désormais supplanté par des composés possédant une meilleure permittivité, par exemple dans les disques durs.
Le fer est également utilisé dans le fil de fer.
Symbolique
- Le fer symbolise la solidité (ex.: Le pot de terre et le pot de fer, la fable de Jean de La Fontaine).
- Les noces de fer symbolisent les 41 ans de mariage dans le folklore français.
Voir aussi
- fer à cheval
Articles connexes
- âge du fer
- teneur en fer dans les aliments
Lien externe
- Le fer sur : [http://elements.chimiques.free.fr/fr/ficFiche.php?p=1&z=26 elements.chimiques.free.fr]
Catégorie:Métal de transition
Catégorie:Élément chimique
ja:鉄
ko:철
ms:Besi
simple:Iron
th:เหล็ก
Bore ko:붕소 ja:ホウ素 th:โบรอน
Catégorie:Élément chimique
Le bore est un élément chimique de symbole B et de numéro atomique 5.
C'est un métalloïde trivalent, qui se trouve abondamment dans la nature sous forme de borax.
Il y a deux formes allotropiques de bore; le bore amorphe est une poudre brune, mais le bore métallique est noir.
La forme métallique est dure (9,3 sur l'échelle de Mohs) et à température ambiante est un mauvais conducteur d'électricité.
Caractéristiques notables
Le bore, possédant une orbitale-p vide, est déficient en électrons (d'où son utilisation dans le dopage de la silice pure des cellules photo-voltaïques).
Les composés du bore se comportent souvent comme des acides de Lewis,
se liant aisément avec des espèces riches en électrons afin de combler son déficit électronique.
Le bore est transparent à la lumière infrarouge.
À température ambiante, le bore est un mauvais conducteur électrique mais est un bon conducteur à température élevée.
Le bore a la résistance à la traction la plus élevée de tous les éléments connus.
Le nitrure de bore peut être employé pour faire des matériaux qui sont aussi durs que le diamant.
Le nitrure agit également en tant qu'isolant électrique mais conduit la chaleur comme un métal.
Cet élément a également des qualités de lubrifiant semblables au graphite.
Le bore est également semblable au carbone car il a la possibilité de former des réseaux moléculaires stables par liaisons covalentes.
Il est présent dans les lessives ce qui en fait un traceur de pollution urbaine dans les réseaux d'assainissement.
Curieusement, le bore n'entre dans la composition que d'une seule molécule ayant un rôle biologique connu : AI-2 (autoinducer 2), découvert en 1994 par Bonnie L. Bassler, est un agent qui permet à des bactéries de communiquer entre elles pour évaluer leur nombre et ne déclencher certaines actions (comme la luminescence) que si elles sont relativement nombreuses, il consiste en un sucre qui enserre un atome de bore.
Applications
Le composé du bore ayant la plus grande importance économique est le borax ou tétraborate de sodium Na2B4O7 5H2O, qui est utilisé pour la fabrication de fibre de verre isolante, et d'agent de blanchiment.
- Grâce à sa couleur verte, le bore amorphe est utilisé dans les effets pyrotechniques.
- L'acide borique est un composé important dans les produits textiles.
- Les composés du bore sont utilisés en synthèse organique et dans les verres borosilicatés comme le Pyrex.
- Certains composés de bore sont utilisés comme agents protecteurs du bois, et ont l'avantage de présenter une faible toxicité.
- Le 10B est utilisé dans la modération des réacteurs nucléaires, comme bouclier contre les radiations et dans les détecteurs de neutrons.
Les composés de bore sont étudiés pour un très grand nombre d'applications comme dans les membranes perméables au sucre, les capteurs d'hydrate de carbone.
Histoire
Les composés du bore (arabe buraq, perse burah), sont connus depuis des milliers d'années. En Égypte ancienne, le procédé de momification dépendait du natron, un minerai contenant des borates ainsi que d'autres sels plus communs. Les Chinois utilisaient une glaise de borax depuis -300 et les Romains utilisaient des composés de bore pour la fabrication du verre.
Cet élément ne fut isolé qu'en 1808 par Sir Humphry Davy, Gay-Lussac et le baron Louis Jacques Thénard, qui obtinrent une pureté de 50 %. Ils n'identifièrent toutefois pas la substance comme un élément.
Ce fut Jöns Jacob Berzélius qui en 1824 identifia le bore comme un élément. Le premier échantillon de bore pur fut obtenu par le chimiste américain W. Weintraub en 1909.
Occurrence
Les États-Unis et la Turquie sont les deux plus grands producteurs de bore. La Turquie détient près de 63 % des réserves mondiales. On ne trouve pas de bore dans la nature sous sa forme élémentaire, mais sous forme combinée par exemple dans le borax (tinkalite), l'acide borique, la colémanite, la kernite, l'ulexite et les borates. On trouve parfois de l'acide borique dans les sources d'eau volcanique. L'ulexite est un minerai de bore qui possède naturellement les propriétés de la fibre optique.
Les sources économiquement les plus importantes sont le minerai de rasorite et le minerai de borax que l'on peut trouver dans le désert des Mojaves en Californie. La Turquie est un autre pays où l'on trouve de grands dépôts de borax.
Le bore pur n'est pas facile à préparer. Les premières méthodes impliquaient la réduction de l'acide borique avec un métal tel que le magnésium ou l'aluminium. Toutefois le produit est presque toujours contaminé par des borides métalliques. Le bore pur peut être préparé en réduisant des halogènures de bore volatils avec de l'hydrogène à haute température.
Voir aussi
Rayon cosmique ja:宇宙線
Catégorie:Astrophysique Catégorie:Physique des particules Catégorie:Spectre électromagnétique
Le rayonnement cosmique est un flux de particules chargées électriquement se déplaçant à très grande vitesse. Il s'agit principalement de protons (entre 85 et 90 %) et de noyaux d'hélium ou hélions (de 9 à 14 %), le reste étant constitué d'électrons, de différents nucléons (noyaux d'atomes) et autres particules élémentaires.
En 1912, le physicien autrichien Viktor Franz Hess découvre l'existence de radiations dont l'intensité augmente avec l'altitude. Il en conclut à l'origine cosmique de ce rayonnement.
Les gerbes atmosphériques, découvertes en 1938 par l'astronome français Pierre Auger sont des faisceaux de particules secondaires provoqués par l'impact de particules primaires provenant de l'espace avec les atomes de la haute atmosphère.
Ces particules ont une énergie qui peut atteindre 1020 eV (électron-volt). Ce sont les particules secondaires qui sont détectées au sol.
La provenance de ces flux de particules est encore en partie un mystère qui devrait bientot s'éclaircir avec la mise en service depuis 2004 de l'Observatoire Pierre Auger à Malargue en Argentine. Pour les particules les plus puissantes (les zetta-particules, au-delà de 5 - 1019 eV) les observations restent encore très peu nombreuses (moins d'une gerbe par an dans des observatoires très spécialisés comme le Fly's Eye de l'université de l'Utah ou l'Akeno Giant Air Shower Array). Les phénomènes physiques à l'origine sont mal connus et font certainement appels aux phénomènes astronomiques les plus énergétiques connus dans la nature : Noyau Actif de Galaxie, Sursaut gamma, trou noir...
Le Soleil est en partie responsable du rayonnement cosmique mais les particules les plus énergétiques proviennent de l'espace interstellaire et intergalactique ; elles auraient pour origine l'explosion de supernovae, selon l'hypothèse émise en 1949 par le physicien italien Enrico Fermi, (non confirmée actuellement).
Les rayons cosmiques participent à la formation des ceintures de Van Allen.
Catégorie:AstrophysiqueCatégorie:Astronomie Catégorie:Physique
Article principal : Astrophysique
ko:분류:천체물리학
th:Category:ฟิสิกส์ดาราศาสตร์
Gregory DarkGregory Dark (born Gregory Hippolyte Brown on 12 July 1957 in Los Angeles, California) is an American film director. He has also been credited as Alexander Hippolyte, Gregory Brown and as The Dark Brothers.
Dark is most well known for directing hardcore and softcore pornographic films between the mid-1980s and 1990s. However, currently Dark is a sought after music video director, helming videos for popular recording artists such as Linkin Park, Snoop Dogg and Britney Spears.
External links
- [http://www.imdb.com/name/nm0201283/ IMDB listing]
Dark, Gregory
Dark, Gregory
Dark, Gregory
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